Démêler la science : les microplastiques et l’apnée du sommeil
Chaque soir, des milliers de personnes branchent leur appareil à pression continue (CPAP) pour respirer plus librement pendant leur sommeil. Mais une question inquiète de plus en plus : la pressure de l’air pourrait-elle aussi pousser des microplastics directement dans les poumons ? Depuis le rappel massif d’appareils Philips en 2021, cette inquiétude ne cesse de croître, même si la science peine à fournir des réponses définitives.
« On ne peut pas exclure des risks liés aux microplastiques pour les utilisateurs des CPAP », admet Maria Bonsignore, pneumologue à l’Université de Palerme, dont l’analyse a été publiée dans le Journal of Clinical Sleep Medicine. Les appareils sont presque entièrement faits de plastique — du tube au réservoir — et l’eau déminéralisée provient souvent de plastic bottles . « C’est un fait », souligne-t-elle, « mais le vrai impact sur la santé reste inconnu. »
Ce qui complique tout, c’est l’absence de groupe control . Comme les microplastiques sont partout — dans l’air, l’eau, la nourriture — il est presque impossible de comparer ceux qui en inhalent beaucoup à ceux qui n’en inhalent pas. « Si on n’a pas de control group , comment peut-on calculer le risk ? » demande la chercheuse. Même les méthodes pour mesurer les microplastiques dans les tissus humains restent lourdes et imprécises.
Pourtant, ignorer l’apnée du sommeil n’est pas une option. Non traitée, elle augmente les chances de maladies cardiovasculaires, de démence et de fatigue chronique. Et selon John Kimoff, spécialiste des troubles du sommeil, le traitement par CPAP pourrait même réduire la severity de certaines maladies pulmonaires. « Il pourrait même y avoir un benefit contre certains cancers, comme le mélanome », suggère-t-il, évoquant des effets liés à la régulation de l’oxygène et du système immunitaire.
Au final, la décision repose sur un balance entre deux incertitudes : les dangers potentiels des microplastiques d’un côté, et les effets avérés de l’apnée de l’autre. « Je suis terrorisée par la soupe de microplastiques dans laquelle nous baignons », confie la Dre Bonsignore. Mais pour l’instant, les données indiquent que le benefit du traitement l’emporte — du moins, tant qu’aucune preuve solide ne démontre le contraire.
Le vrai problème, c’est qu’on utilise du plastique partout en santé parce que c’est cheap peu coûteux. Mais à long terme, est-ce qu’on ne paie pas ce cost coût en santé ?
J’utilise un CPAP depuis 2019. Je dors mieux, mais cette histoire de microplastics microplastiques me stresse. Y a-t-il des marques plus sûres ?
La science manque cruellement de données ici. On ne peut pas diaboliser le CPAP sans preuve, mais on doit aussi exiger plus de transparency transparence des fabricants.
On parle de microplastiques dans les CPAP, mais on en ingère des tonnes par la nourriture. Le real risk vrai risque est ailleurs, non ?
« Terrorisée »… ce mot de la pneumologue m’a marquée. Si un expert a ce reaction réaction, c’est qu’il y a une serious concern préoccupation sérieuse.
Et si on développait des CPAP en matériaux alternative alternatifs ? Le plastique, c’est le passé. La future doit être plus propre.