Qui était Nancy Grace Roman, cette pionnière de la Nasa qui va donner son nom à un télescope puissant ?

Ce mardi 21 avril, la Nasa dévoile un nouveau a powerful qui portera le nom de Nancy Grace Roman, une pioneer qui a façonné l’astronomie spatiale moderne. Ce successeur des télescopes Hubble et James Webb ne sera lancé qu’en mai 2027, mais ses ambitions sont déjà revolutionary : avec un champ de vision cent fois plus large que celui de Hubble, il pourrait détecter la lumière d’un milliard de galaxies au cours de sa mission.

Doté d’une camera infrarouge extrêmement sensible et d’un coronographe inédit — un système de masques et de miroirs — cet observatoire sera capable de bloquer la lumière des stars pour observer directement des exoplanètes et des disques protoplanétaires. Ce progrès technique majeur ouvre la voie à des discoveries fondamentales sur l’énergie noire, la formation des planètes et l’évolution des galaxies, selon l’agence spatiale américaine.

Nancy Grace Roman, décédée en 2018 à l’âge de 93 ans, fut la première femme à diriger le département d’astronomie de la Nasa, dès 1960. Surnommée "la mother de Hubble" par un ancien responsable de l’agence, elle a joué un rôle central dans la création du célèbre télescope spatial. Alors que Lyman Spitzer en était le "père", Roman a été celle qui a convaincu le Congrès, le Bureau du budget et la Maison-Blanche de financer ce projet audacieux, transformant une vision scientifique en réalité.

Son parcours n’a pas été simple. À l’observatoire de Yerkes, elle était payée deux tiers de moins que ses collègues masculins. Mais quand la Nasa lui a offert une chance en 1959, elle a saisi cette moment , même si cela signifiait renoncer à sa propre recherche. "Je savais que je ne pourrais plus faire de science, mais le défi de créer un programme from scratch était trop tentant", a-t-elle raconté. En quelques mois, elle est devenue la première femme cadre de l’agence spatiale.

Roman attribuait une partie de son succès à la luck : à vingt ans, elle a observé une étoile aux spectres inattendus, publiant une note qui l’a fait inviter en Arménie. Ce trip a accru sa visibility scientifique, la menant à des conférences et, finalement, à la Nasa. "J’ai eu la chance de l’observer au bon moment, mais aussi de recognize son intérêt et de saisir l’opportunité", disait-elle. En 2020, la Nasa a officialisé l’hommage : son prochain grand observatoire porte désormais son nom — une legacy bien mérité.

Réactions 6

  • A
    AstroJulien

    Le fait que ce télescope puisse observer directly des exoplanètes change tout. On passe de l’indirect à l’image — c’est comme passer du dessin à la photo.

  • C
    Clio91

    Encore une femme scientifique dont on n’a jamais entendu parler à l’école. On apprend les noms des hommes, mais jamais ceux des contributions féminines, même quand elles sont aussi crucial .

  • M
    Marc_L

    Le salaire à un tiers… en 1959, certes, mais on sait que les écarts persistent. Cette story n’est pas qu’une question de passé, elle parle encore du present .

  • Z
    Zazie8

    Elle dit que Hubble serait venu sans elle. Mais qui d’autre aurait eu le courage de convaincre le Congrès pendant des années ? La modestie cache parfois une huge force.

  • F
    FredK

    Chance + préparation = opportunité. Ce formula classique prend tout son sens ici. Elle était prête quand le moment est venu. Simple, mais pas facile.

  • N
    NinaS

    Et dire qu’une observation d’une étoile anormale pendant quelques jours a changé sa vie… Quelle reminder que la science aussi a besoin d’un peu d’étoiles parfaites.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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