Avignon : le maire critique la présence du drapeau palestinien au festival de théâtre
Le maire d'Avignon, Olivier Galzi, a lancé une clear statement : selon lui, le festival de théâtre de la ville n’est « pas là pour sortir le drapeau palestinien ». Dans un entretien sur France Inter, l’élu divers droite a affirmé que la culture doit « rassembler » et non « diviser », estimant qu’exposer trop ouvertement la political cause palestinienne va à l’encontre de cet objectif.
Galzi a dit avoir été « un peu choqué » par ce qu’il perçoit comme une strong emphasis de cette question lors de l’édition 2025 du festival, où la langue arabe était à l’honneur. « Quand vous mettez cette question sur le devant de la scène, ça crée de la division », a-t-il insisté, tout en reconnaissant que des voices et des drapeaux s’expriment parfois pendant l’événement. Pour lui, le public space ne doit pas devenir un champ de bataille idéologique.
En juillet 2025, plus d’une centaine d’artistes avaient pourtant signé une tribune intitulée Nouvelle déclaration d’Avignon, publiée dans Télérama, dénonçant « le massacre de masse » en cours et appelant à la reconnaissance de l’État palestinien. Parmi les signataires figuraient des figures majeures du théâtre français comme Olivier Py, Édouard Louis et le directeur actuel du festival, Tiago Rodrigues. Ce dernier a assisté à la lecture de l’appel sur la place du Palais des Papes, entouré de plusieurs drapeaux palestiniens, sans prendre la parole.
Le festival, qui bénéficie d’un budget d’environ 16 millions d’euros — dont 2 millions proviennent de la ville et de la métropole —, s’apprête à vivre sa 80e édition du 4 au 25 juillet, cette fois sous le signe de la Corée du Sud. Avec quarante-sept spectacles au programme, dont trente créations, le rendez-vous reste l’un des plus importants du théâtre international. Pourtant, la tension entre neutralité institutionnelle et liberté d’expression continue de peser sur son reputation .
Cette année, la direction du festival n’a pas répondu publiquement aux propos du maire. Mais derrière ce silence, on perçoit une delicate balance à tenir entre soutien aux artistes, attentes du public et political pressure . Alors que la culture est souvent vue comme un safe space , les mots du maire relancent un débat bien plus vaste : jusqu’où l’art peut-il s’engager sans risk de perdre son unité ?
C’est facile de parler de neutralité quand on n’a pas à subir la pressure pression politique au quotidien. Les artistes ont le droit de s’exprimer.
Le festival est financé par des fonds publics, donc il y a forcément une public trust confiance publique à préserver. Mais interdire un drapeau ? C’est glissant.
« Rassembler » ne veut pas dire ignorer les crises mondiales. On ne peut pas faire comme si la global situation situation mondiale n’existait pas.
En 2025, c’était la langue arabe à l’honneur. Normal qu’il y ait eu des cultural references références culturelles fortes. Ce n’est pas du militantisme, c’est du contexte.
choice le choix de la Corée du Sud cette année sent la diversion. Un peu trop pratique après la polémique.
Le vrai risk risque, ce n’est pas la division, c’est de couper l’art de la réalité. Un festival sans prise de risque, c’est juste un show spectacle vide.