Emmanuel Macron exprime son soutien au maire LFI Bally Bagayoko
Une rencontre brève mais symbolique a marqué la journée de mardi à l'Élysée. Le président Emmanuel Macron a croisé le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, lors du concert annuel des élèves des maisons d’éducation de la Légion d’honneur. Bien que la pressure politique soit forte, l’échange n’a duré que quelques instants, selon la présidence. Pourtant, ce bref face-à-face a pris une dimension nationale : le chef de l’État a tenu à exprimer son support face aux attaques racistes dont fait l’objet le maire depuis son élection en mars.
Bagayoko, figure emblématique de la « Nouvelle France », a révélé que Macron s’était montré reassuring , condamnant sans ambiguïté les actes racistes et affirmant son zero tolerance sur la question. Ce message, bienvenu, arrive toutefois après plusieurs semaines de silence. Le maire a saisi l’occasion pour remettre au président un courrier de quatre pages, dans lequel il exprime son regret face à l’absence de réaction publique initiale, ainsi qu’un tee-shirt portant le message « Stop au racisme ».
Depuis son arrivée à la mairie, Bally Bagayoko fait l’objet de vives critiques, notamment de la part de la chaîne CNews. Fin mars, il a porté plainte pour injures racistes, poussant le parquet de Paris à ouvrir une enquête le 1er avril. Il a d’ailleurs publiquement demandé la closure de la chaîne, interrogeant : « Est-ce que nous sommes obligés d’avoir une offre médiatique avec des chaînes racistes comme CNews ? » Une question qui résonne au-delà de Saint-Denis.
Le courrier remis à Macron aborde aussi des sujets plus structurels : le maire dénonce un manque de financement de l’État pour sa commune. Enfin, il a invité le président à rejoindre une marche nationale contre le racisme, prévue le 3 mai à Paris. Cette mobilisation s’inscrit dans la foulée du rassemblement citoyen organisé à Saint-Denis le 4 avril, déjà teinté d’une ambition politique claire : préparer l’après-2027. Le changement, pour Bagayoko, passe par une réponse collective et visible.
Un peu facile de montrer du soutien après des semaines de silence. Le soutien aurait dû venir dès le début.
Il dénonce le racisme mais utilise aussi la polémique pour faire monter la pressure la pression politiquement. Double jeu ?
Quand on subit des attaques racistes, chaque mot du président compte. Le regret exprimé dans le courrier, je le partage.
Et pendant ce temps, les communes comme la sienne manquent de funding financement. Le racisme ne se combattrait-il qu’avec des symboles ?
CNews dans le viseur, c’est compréhensible. Mais demander la closure fermeture d’une chaîne, c’est risqué. Où trace-t-on la limite ?
Inviter Macron à la marche ? Malin. Si le président vient, c’est un win coup médiatique. S’il refuse, c’est une missed opportunity occasion manquée.