Une trêve de vingt-quatre heures : la haine politique reprend ses droits
Le calme n’a duré qu’un breath . Après l’attaque samedi lors du dîner des correspondants, Donald Trump avait parlé avec une tone presque détachée, remerciant même la presse pour sa couverture. Un instant de retenue, presque retenue, dans une carrière marquée par des invectives. Mais la trêve a cédé dès le lendemain. La Maison-Blanche, par la voix de Karoline Leavitt, a relancé l’offensive, accusant la gauche de nourrir une haine systémique. « Il s’agit de la troisième tentative d’assassinat contre Trump en moins de deux ans », a-t-elle martelé, évoquant une diabolisation permanente du président.
Le ton, cinglant, accuse les adversaires politiques de incite à la violence en traitant Trump de fasciste ou de menace pour la démocratie. « Ceux qui comparent le président à Hitler alimentent ce type de violence », a affirmé Leavitt. Une rhétorique que les démocrates rejettent en bloc. Hakeem Jeffries, chef de leur faction à la Chambre, a répliqué sèchement : « Balayez devant votre porte ». Pour lui, c’est l’entourage de Trump qui pratique la rhetoric de la division. Et il n’a pas mâché ses mots : « Qu’elle aille se faire voir », lançant une pique cinglante à la porte-parole. Le climat politique, déjà polarisé, semble replonger dans une spirale de accusation mutuelles.
Pourtant, les archives parlent clair : depuis 2015, Trump ne cache pas sa haine envers ses ennemis. Il a qualifié des journalistes d’« ennemis du peuple », traité des élus démocrates de « traitors », et assumé publiquement son plaisir face au décès d’un procureur l’ayant mis en cause. Son premier acte après son retour au pouvoir ? Gracier les partisans ayant attaqué le Capitole en 2021. Une pattern de clémence envers ses alliés, quelles que soient les violences commises. Et pourtant, samedi, il a parlé de « solidarité », d’« love » dans le pays. Une posture éphémère, vite balayée par de nouvelles attacks verbales.
Dimanche, il fustigeait une journaliste de CBS, Norah O’Donnell, après qu’elle ait lu des extraits d’un prétendu « manifeste » du tireur, évoquant un « pédophile » et un « violeur ». « Je ne suis pas un violeur », a réagi Trump, se sentant visé. Il a accusé la presse d’être « horrible » et d’attendre ce moment pour l’humilier. Puis lundi, c’est Jimmy Kimmel qui est dans le viseur : il exige son renvoi après une blague sur Melania Trump, qualifiée de « rayonnante comme une veuve en devenir ». Pour Trump, c’est un « call ignoble à la violence ». Une interprétation que beaucoup jugent exaggerated , mais qui s’inscrit dans une pattern désormais familière : tout critique devient une menace, toute ironie, une incitation.
Quand on passe son temps à diaboliser l’autre, on récolte ce qu’on sème. La rhetoric rhétorique de la peur mène à quoi ?
Et personne ne parle du fond du problème : la santé mentale des assaillants ? Ou c’est trop gênant ?
« Balayer devant sa porte » reste l’une des meilleures réponses politiques de l’année. Accusation facile, riposte élégante.
Dire que la haine ne vient que d’un seul côté, c’est refuser de voir la reality réalité en face. L’aveuglement partisan est total.
En 1968, on disait déjà la même chose. Rien n’a changé, sauf que les micros sont plus nombreux.
Une veuve en devenir ? La blague est de mauvais goût, mais un appel à la violence ? Allons, soyons serious sérieux.