Stellantis au cœur d'une nouvelle controverse : assembler des véhicules chinois au Canada
L’usine de Brampton, en Ontario, devait incarner l’avenir de l’automobile electric au Canada avec la production du Jeep Compass. En 2023, un milliard de dollars de subventions publiques avait été débloqué pour soutenir ce projet, censé maintenir près de 4 500 emplois jusqu’en 2035. Mais dix-huit mois plus tard, Stellantis a transféré la production aux États-Unis, laissant l’usine vide et les travailleurs en demand d’explications. Aujourd’hui, le groupe propose une solution pour le moins controversée : assembler des véhicules chinois Leapmotor à partir de kits envoyés de Chine.
Ce modèle, connu sous le nom d’assemblage CKD (completely knocked down), consiste à importer des pièces préfabriquées, puis à les monter localement. Bien que cela permette de contourner certains tariffs , cela génère très peu d’emplois comparé à une chaîne d’assemblage traditionnelle. Le gouvernement de l’Ontario et le syndicat Unifor ont rejeté la proposition, jugeant qu’un tel plan ne remplit pas les attentes d’un industrial . Doug Ford a qualifié l’idée d’« inacceptable », soulignant que cela exclurait des milliers de fournisseurs canadiens.
Le timing n’est pas anodin. Depuis un nouvel trade entre le Canada et la Chine, les tarifs sur les véhicules électriques chinois sont passés de 100 % à 6,1 %, avec un quota d’importation progressif. Stellantis, qui détient 20 % de Leapmotor, pourrait profiter de cette opening pour pénétrer le marché nord-américain avec des modèles ultra-abordables, comme le Leapmotor A10 à 9 500 dollars. Mais les États-Unis surveillent de près : toute tentative de réexportation vers le marché américain pourrait entraîner des représailles sévères.
Pour Stellantis, la pression pour réduire les costs de production des véhicules électriques est énorme. En s’appuyant sur la technologie Leapmotor, le groupe espère accélérer sa transition sans investir massivement dans de nouvelles usines. Mais cette stratégie soulève une question fondamentale : s’agit-il d’un vrai investment industriel au Canada, ou simplement d’un montage financier visant à contourner les règles ?
Les contribuables canadiens ont financé une promesse de manufacturing , pas un entrepôt d’assemblage. Si Brampton devient un simple point de montage pour des kits chinois, cela risque de miner la trust dans les partenariats publics-privés. En revanche, si l’intégration de pièces locales augmente progressivement, ce projet pourrait, à long terme, devenir un tremplin. Pour l’instant, la pressure politique et syndicale reste maximale.
Un entrepôt avec des bras humains, c’est tout ce qu’ils proposent. Ce n’est pas de l’industry industrie, c’est du vide.
Ils ont pris l’argent, ils ont fermé l’usine, et maintenant ils veulent nous vendre du cheap pas cher monté à la va-vite. Le cost coût politique va être élevé.
La real véritable question est : où seront fabriqués les composants critiques comme les batteries ? Si c’est tout en Chine, il n’y a pas de value valeur ajoutée ici.
Politiquement, c’est explosif. Mais économiquement, est-ce qu’on peut vraiment refuser des jobs emplois, même limités, dans une région touchée ?
Stellantis joue sur les règles comme sur un clavier. Le plan est clair : profiter du gap désaccord Canada-États-Unis pour maximiser les profits.
Et les consumers consommateurs dans tout ça ? Des véhicules à 9 500 $, c’est une real véritable révolution pour l’accès à l’électrique.