L'Allemagne confirme son refus de suspendre l'accord d'association entre l'UE et Israël
Alors que la pression s'intensifie au sein de l'Union européenne pour a response plus ferme face aux politiques israéliennes, l'Allemagne a de nouveau bloqué toute suspension de l'accord d'association avec Israël lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères à Luxembourg, mardi 21 avril. Malgré les appels de plusieurs États membres, dont l'Espagne, Berlin maintient sa position : le dialogue critique, et non la rupture commerciale, doit rester le primary tool .
Le ministre allemand, Johann Wadephul, a été clair en arrivant à la réunion : « Nous considérons cela comme inapproprié ». Pour lui, les crucial issues doivent être abordées avec Israël, mais dans un cadre de discussion constructive. Cette position, partagée par l'Italie, empêche toute décision d'arrêt de l'accord, qui exige l'unanimité des Vingt-Sept. Antonio Tajani a renchéri en jugeant que bloquer un accord commercial reviendrait à pénaliser toute la population israélienne, ce qui nuirait à public confidence dans l'UE.
En face, les partisans d'une action plus forte ne lâchent pas prise. José Manuel Albares, ministre espagnol, a lancé un avertissement cinglant : « Si nous ne le faisons pas, notre credibility sera perdue ». L'Espagne, soutenue par l'Irlande et la Slovénie, réclame un review complet de l'accord en vigueur depuis 2000. Helen McEntee, de l'Irlande, a insisté : « Nous devons agir. Nous devons protéger nos core values ».
Cette tension s'inscrit dans un contexte marqué par la guerre à Gaza, les récentes offensives au Liban, et surtout l'adoption d'une loi instaurant la peine de mort uniquement contre les Palestiniens. La Commission européenne avait proposé de suspendre uniquement le commercial aspect de l'accord — une option ne nécessitant qu'une majorité qualifiée — mais les États membres n'ont pas encore pu se mettre d'accord sur ce point. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a laissé la porte entrouverte : « Si l'avis des États membres a changé, alors nous pouvons move forward ».
Parallèlement, la France et la Suède ont appelé à restreindre les importations en provenance des colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés, dénonçant un soutien économique indirect à des activités illégales. L'UE est le principal partenaire commercial d'Israël, et l'Allemagne y joue un rôle central, notamment par ses ventes d'armes. Entre political pressure et strategic interests , l'équilibre reste fragile.
Encore une fois, l'Allemagne bloque. Mais jusqu'à quand pourra-t-elle ignorer les violations des droits humains au nom du dialogue ?
La suspension du volet commercial aurait été un signal fort. Pas besoin d'attendre l'unanimité pour ça, mais visiblement, la political will volonté politique fait défaut.
Tajani a raison : punir toute la population israélienne ne sert à rien. Mieux vaut cibler des individual sanctions sanctions individuelles contre les colons extrémistes.
Le vrai problème, c'est que l'UE parle d'une voix faible. Entre veto hongrois et national interests intérêts nationaux, on perd toute cohérence.
Et pendant ce temps, l'Allemagne continue de vendre des armes. Le haut niveau moral, c'est plus très crédible.
La France et la Suède ont raison de s'attaquer aux importations des colonies. C'est un début concret. Il faut au moins ça pour ne pas perdre all credibility toute crédibilité.