Bénin : scrutin sans enjeu mais lourd de conséquences pour le futur président

Dimanche soir, le Bénin entamait le counting des bulletins de la présidentielle, une élection marquée par un low turnout , surtout dans les grandes villes. Sans suspense majeur, tout indique que le ministre des Finances Romuald Wadagni succédera à Patrice Talon, après deux mandats consécutifs. Les résultats provisoires sont attendus en début de semaine, mais déjà, l’atmosphère est à la continuity plutôt qu’au changement.

Pendant dix ans, M. Talon a laissé derrière lui un pays en economic growth soutenue, avec un PIB doublé et une modernization des infrastructures. Pourtant, ce progress coexiste avec une détérioration des public freedoms et une insécurité croissante au nord, frappé par des violences jihadistes. Ce double bilan pèsera sur le next leader .

Face à Wadagni, seul dauphin désigné par la majorité, un unique opposant s’est présenté : Paul Hounkpè, peu connu et mal vu comme une figure de façade. Selon les analystes locaux, il n’a aucune chance de l’emporter. L’absence du principal parti d’opposition, Les Démocrates, faute de parrainages, a vidé la campagne de tout débat réel. "Je ne me reconnais dans aucun candidat", confiait Françoise Setondji, vendeuse à Godomey, soulignant un manque de confiance profond chez certains électeurs.

La low turnout observée à Cotonou et Porto-Novo contraste avec une affluence plus forte en zone rurale. Une plateforme de surveillance citoyenne a relevé une centaine d’"alertes", notamment des urnes déjà remplies avant l’ouverture. Ces anomalies relancent les inquiétudes sur la legitimacy du scrutin. "La tension et la frustration restent fortes", prévient l’expert électoral Rufin Godjo.

Si Wadagni l’emporte, il héritera d’un pays transformé mais divisé. Il devra répondre aux attentes sociales : plus de travail pour la jeunesse, moins de unemployment , et surtout la paix. "On veut du travail et la paix", résume Megni Hounkpè, tailleur à Cotonou. En même temps, il devra faire face à la menace sécuritaire grandissante, tout en restoring trust dans le processus démocratique — un tough challenge .

Commentaires 6

  • S
    Sékou91

    Un scrutin sans suspense, une opposition fantôme… C’est la show election qu’on redoutait. Le développement économique ne compense pas l’absence de real choice .

  • M
    MamiePorto

    À 70 ans, je vote depuis 1991. Jamais je n’avais vu une telle indifference . Même sous Kérékou, il y avait de la passion aux urnes.

  • T
    TolaInfo

    Le economic growth est impressionnant, mais quand tu vis à Godomey avec 2000 FCFA par jour, tu ne vois pas la benefit .

  • D
    Djigo

    Et personne ne parle du army loyalty ? Si elle a repoussé un coup d’État en décembre, qui garantit qu’elle servira un président civil demain ?

  • N
    NinaBen

    La public pressure n’est pas morte. Elle est juste silencieuse pour l’instant. En 2033, on verra bien si on a encore le droit de voter.

  • F
    FredoCivic

    Des urnes remplies avant l’ouverture… C’est une red flag , pas une simple ‘anomalie’. La transparence électorale est en danger.