Il dirigeait la vente de matériel de cambriolage depuis sa cellule de prison en France, il vient d'y retourner

Un jeune chef présumé de 21 ans a remis les pieds en prison après avoir dirigé depuis sa cellule une a platform de vente d’outils de cambriolage high-tech. Le site « Polocom », officiellement destiné aux serruriers, a été démantelé par la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C), mais il continue de renaître sous de nouvelles adresses. Ce commerce aux allures de boutique légale vendait des brouilleurs d’ondes, des téléphones inviolables et des kits de crochetage, le tout promu ouvertement sur YouTube et Instagram. L’audace du modèle ? Aucun recours au dark web : la clientèle est recrutée en plein jour, via des vidéos aux slogans percutants comme « Pas de clé, pas de bruit, et pourtant tout s’ouvre. »

Les produits, bien que parfois légaux à l’achat, sont clairement présentés comme des armes numériques. Un brouilleur d’ondes est vanté pour the ability de couper à distance alarmes et verrous électroniques. Un téléphone sous GrapheneOS, système d’exploitation alternatif, chiffre intégralement les données et s’efface après une tentative erronée. Une voix off générée par intelligence artificielle affirme même que « même les experts en cybercriminalité n’ont rien pu faire ». D’autres tutoriels montrent comment « contourner une serrure en moins de 20 secondes » ou utilisent des termes comme « cambu » pour désigner le cambriolage. La trend ici est claire : un mélange de légalité formelle et d’incitation implicite.

L’enquête a commencé en décembre, lorsque les cyberflics ont repéré ces vidéos trop explicites. Pour confirmer leurs soupçons, ils ont passé des commandes : un brouilleur multifréquences, un boîtier OBD pour déverrouiller des voitures, et un téléphone sécurisé. Tout a été livré, tout fonctionnait. L’analyse des données a révélé que deux tiers des acheteurs avaient un casier judiciaire, et près d’un sur cinq était fiché pour vols aggravés. Un client aurait même utilisé des caméras miniatures et balises GPS du site pour cibler des joueurs de football dans une affaire de organized crime .

Six personnes ont été interpellées, quatre placées en examen. Le cerveau présumé, déjà impliqué dans des tentatives de meurtre et des enlèvements, est désormais en détention provisoire. Son avocat a défendu l’idée que certains produits, comme un pied-de-biche, sont vendus ailleurs légalement. Mais le procureur a rejeté cet argument, soulignant que le site alimentait activement la délinquance. La challenge persiste : malgré la fermeture, Polocom réapparaît sans cesse, à l’image de plateformes comme Zone Téléchargement. Ce cycle de résurgence pose une question cruciale : faut-il cibler les fournisseurs ou les clients ?

Réactions 7

  • J
    Julo75

    150 € pour un brouilleur d’ondes ? Franchement, c’est donné. the price seul montre que ce truc n’est pas pour les hobbyistes.

  • T
    TiphDel

    Le site affirme que les brouilleurs ne sont vendus que dans les pays où l’usage est légal. Mais en France, c’est illégal de bloquer un signal public. Donc soit ils mentent, soit ils sont en violation flagrante de la loi. Ce n’est pas une zone grise, c’est noir sur blanc.

  • M
    MarcLeFou

    « Pas de clé, pas de bruit »… Ils pourraient au moins faire un effort sur le slogan. Même les mauvais films de braquage ont mieux. the irony , c’est qu’ils se font prendre parce qu’ils aiment trop se montrer.

  • N
    NinaK13

    GrapheneOS en soi n’est pas illégal. C’est un vrai security pour activistes ou journalistes. Mais ici, il est détourné. Le problème, c’est l’intention derrière la vente, pas la technologie.

  • R
    Roro89

    Et les clients ? On sait que 66 % ont un casier. Pourquoi ne pas utiliser cette data pour anticiper des cambriolages ? Cibler les acheteurs serait plus efficace que de courir après chaque nouveau site.

  • S
    SofianeB

    C’est le même schéma que les sites de streaming : tu en fermes un, dix repoussent. Tant qu’il y a une demand , l’offre trouvera un chemin. La vraie solution n’est pas policière, elle est sociale.

  • L
    LéaP

    Une voix synthétique générée par IA pour vendre des outils de crime… the future est déjà là, et il est flippant.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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