Deep Water : un requin dans un bocal d’idées usées
Un avion s’écrase en pleine mer. Les survivants flottent, hagards, sur des débris, tandis que des fins fendillent la surface autour d’eux. Bienvenue dans Deep Water, un film qui semble avoir été conçu dans un lab d’idées déjà utilisées, où chaque scène sent la remake et chaque émotion est prémâchée. Le public sait ce qu’on lui vend : des sharks , du sang, de la survie. Mais ce que personne ne dit, c’est que cette formule, même exécutée avec un budget de 40 millions de dollars, peut se transformer en échec spectaculaire — non pas par manque de moyens, mais par absence totale d’âme.
Derrière la caméra, Renny Harlin, le filmmaker américain d’origine finlandaise, n’est pas un novice. Il a signé des classiques cultes comme Die Hard 2 ou A Nightmare on Elm Street 4, mais aussi des flops mémorables. Ici, il dirige un scénario écrit à douze mains — littéralement —, ce qui explique sans doute son ton inégal et ses personnages generic . Chaque réplique semble copiée depuis un template de studio, chaque décision dramatique prévisible comme la marée. Même la tentative de diversité sociale — familles recomposées, géolocalisation, jeux vidéo — sonne comme une case cochée dans un tableau Excel, pas comme une véritable modernité.
Le film tente de s’ancrer dans le réel en s’appuyant sur des lieux concrets : tourné aux îles Canaries et en Nouvelle-Zélande, il offre des images parfois striking , notamment grâce au montage nerveux de Geoff Lamb, connu pour son travail sur Talk to Me. Les special effects , mêlant numérique et pratique, restent convenables, sans jamais heurter l’œil — un miracle, vu les standards du genre. Pourtant, chaque scène d’action semble empruntée : un cadavre qui surgit, une queue d’avion verticale… Rien ne surprend, tout a déjà été vu, surtout dans Jaws ou The Lost World. On ne ressent pas de stress, seulement de la reconnaissance de scènes recyclées.
La partition musicale achève le tout : un piano triste, des strings qui pleurnichent, une bande-son qui martèle l’émotion au lieu de la susciter. Comme si le film avait peur que le public ne comprenne pas quand pleurer. Et puis il y a ce personnage insupportable, joué par Angus Sampson, si mal écrit qu’il devient un joke involontaire. On attend son death comme on attend la fin d’un cauchemar. Bref, Deep Water est un divertissement fonctionnel, mais tellement artificiel qu’il en devient risible. Un nanar raté, qui aurait pu assumer son absurdité — comme Snakes on a Plane — mais préfère se prendre au sérieux. Résultat ? Un film qu’on regarde, mais qu’on oublie avant même d’avoir quitté la theater .
Franchement, après Sharknado, j’pensais tout avoir vu. Mais là… c’est du cheese fromage cinématographique pur.
Le vrai problème c’est que même les requins ont l’air fatigués. Comme s’ils aussi savaient que c’était un waste gâchis.
Oui, c’est nul, mais au moins c’est fait avec professionnalisme. Pas de quoi piquer une crise.
Le twist final ? On s’en doutait dès la première minute. Zéro surprise.
Pourquoi autant de personnages si aucun ne mérite qu’on s’attache ? C’est du gaspillage de cast distribution.
Ils ont copié Jaws sans comprendre ce qui faisait peur. Ce n’était pas le requin, c’était l’angoisse.
Mon petit-fils a adoré. Moi, j’ai dormi. Faut croire que le entertainment divertissement n’a pas d’âge.
Les effets numériques sont corrects, mais pourquoi imiter du mauvais image de synthèse des années 2000 ?