1,3 milliard de photos… les secrets de PlantNet, le « Shazam des plantes » qui passionne les curieux
Avec plus de 1,3 milliard de photos analysées, l'application PlantNet est devenue bien plus qu’un simple « Shazam des plantes ». Conçue initialement pour aider les scientists dans leurs recherches, elle s’est imposée comme un outil précieux pour identifier la flore mondiale, cartographier les allergies au pollen ou détecter des espèces invasives. Derrière cette réussite se cache un projet collaboratif porté par des chercheurs du Cirad et de l’Inria, qui révèlent les enjeux scientifiques souvent méconnus de cette app devenue populaire.
Si l’immense majorité des utilisateurs agissent par curiosity , environ 12 % l'utilisent à des fins professionnelles — recherche, agriculture, enseignement ou gestion du territoire. Mais les données sont loin d’être uniformes : l’Europe et l’Amérique du Nord dominent l’activité, en partie parce que PlantNet a d’abord été développée pour la flore méditerranéenne. Les zones tropicales, bien que riches en biodiversité, restent sous-représentées. Problèmes de connectivity , accès limité aux forêts denses ou difficulté à photographier des plantes épiphytes perchées en canopy — ces obstacles techniques amplifient un biais déjà présent dans les bases de données scientifiques classiques.
Les utilisateurs photographient surtout ce qui attire leur regard : fleurs colorées, fruits ou baies, souvent pour vérifier s’ils sont edible . En revanche, les espèces discrètes — comme certaines mauvaises herbes ou plantes à pollinisation anémophile — sont peu documentées, malgré leur importance écologique. Les chercheurs soulignent aussi un besoin croissant de données sur les plantes allergisantes, comme les juniper cones mâles, ou sur les adventices agricoles au stade de jeunesse. Pour ces cas, l’application peine à fournir des accurate , faute d’images représentatives.
L’intelligence artificielle de PlantNet repose sur des modèles d’apprentissage qui mesurent leur propre uncertainty . Quand aucune correspondance claire n’est trouvée, l’app propose plusieurs espèces possibles, accompagnées d’un degré de confidence . Ce système permet de gérer l’ignorance, notamment face aux hybrides ornementaux ou aux nouvelles espèces proches de celles déjà connues. Aujourd’hui, l’outil couvre 85 000 espèces sur environ 400 000 estimées, et s’appuie sur des collaborations internationales comme World Flora Online pour intégrer les découvertes récentes.
Les données collectées ont un potentiel encore largement inexploité : suivi du climate change , étude des communautés végétales à partir des arrière-plans, ou détection précoce d’espèces envahissantes. Pour aider la recherche, les développeurs encouragent les utilisateurs à créer un compte, à activer la geolocation et à partager plusieurs types de photos (fleurs, feuilles, fruits). Chaque cliché devient alors non seulement une réponse personnelle, mais aussi une contribution au savoir collectif — une petite graine de science plantée depuis un smartphone.
Faire avancer la science en photographiant une plante pendant une balade, c’est quand même powerful puissant. Je ne savais pas que mes photos pouvaient servir à cartographier les allergies.
On parle beaucoup des biais Nord/Sud, mais personne ne mentionne que les rare species espèces rares sont aussi sous-représentées parce qu’elles sont… rares. Le défi, c’est d’attirer l’œil là où il ne va pas naturellement.
J’ai testé PlantNet en Amazonie. La connectivity connectivité est effectivement un frein énorme. Même avec des photos, difficile de tout envoyer sans réseau.
Le fait qu’ils mesurent l’uncertainty incertitude de l’IA, c’est crucial. Trop d’apps donnent des réponses fausses avec une fausse confidence confiance.
ATMO Occitanie utilise leurs données ? C’est une super collaboration pour modéliser la qualité de l’air. J’espère qu’ils étendront ça à d’autres régions.
Ils disent que la flore tropicale est mal couverte… mais est-ce que l’app application est vraiment adaptée à la complexité de la biodiversity biodiversité là-bas, ou on force un modèle européen sur un écosystème différent ?