« Benito » en direct : ce que cache l'« erreur technique » de Nathalie Saint-Cricq

Le 15 mars, alors que les projecteurs étaient braqués sur le premier tour des municipales, un simple mot a suffi à plonger un plateau de television dans le malaise. Sur live , Nathalie Saint-Cricq, journaliste politique chevronnée, glisse une remarque censée rester hors antenne : « alias Benito », en référence à Benito Mussolini, juste avant l’intervention d’Éric Ciotti, nouveau maire de Nice. Ce comment — vite relayé par les audience — déclenche une tempête médiatique. En quelques minutes, ce qui devait être une plaisanterie entre collègues devient une affaire d’public publique, obligeant la journaliste à présenter des excuses en direct.

La direction de franceinfo réagit rapidement : une suspension d’une semaine est prononcée, l’écartant des soirées électorales du second tour. Pour Nathalie Saint-Cricq, cette sanction est compréhensible, mais incomplète. Dans une interview accordée à magazine , elle pointe du doigt une technical jusqu’alors passée sous silence : un micro resté ouvert. « Je ne suis pas dingue ! », insiste-t-elle. « J’aurais trouvé ça bien qu’on précise qu’un microphone n’a pas été coupé. » Selon elle, cette précision aurait pu atténuer la gravité perçue de l’incident. Elle affirme même avoir parlé directement avec Éric Ciotti, qui aurait compris le ton humorous de la remarque.

Loin d’effacer l’épisode, la suspension laisse des traces. « Moi qui adore les soirées électorales, je me suis sentie punie de regarder celle du second tour de chez moi », confie-t-elle, révélant une blessure professionnelle et personnelle. Ce moment marque aussi un tournant dans sa carrière. Plutôt que d’attendre une décision venue d’en haut, elle choisit de « devancer l’appel » et de demander elle-même sa punishment . Une manière de garder le contrôle, de ne pas subir. Cette prise de parole, aussi sobre soit-elle, trahit un malaise plus profond face aux contraintes du direct et à l’exigence de neutralité constante.

Aujourd’hui, Nathalie Saint-Cricq publie son deuxième roman, La Petite mère, un projet qui ouvre une nouvelle chapter . Interrogée sur son avenir, elle esquisse un retrait progressif de la politique : « Je pense que la politique va me lâcher. On va faire ça par consentement mutuel. » Une formule à la fois playful et sincère. Pourtant, elle ne ferme pas toutes les portes : elle sera présente pour couvrir l’élection présidentielle de 2027. Entre journalisme et writing , le choix n’est pas tranché — mais le balancier, lui, penche doucement.

Réactions 6

  • C
    Chloe_75

    Un micro ouvert, c’est une classic , mais en direct, tout s’emballe. Difficile de rester neutre quand l’émotion monte.

  • M
    Marc_Lyon

    « Benito » ? Même en rigolant, c’est une comparaison lourde. Elle aurait dû savoir que ça ne passerait pas.

  • S
    Sophie_T

    L’humour politique a toujours un pied dans le précipice. Ici, c’est le foot tout entier qui a glissé.

  • J
    Jean_Dub

    Elle reconnaît une erreur, mais rejette aussi la faute sur la technique. Classique. Reste que son tone était inapproprié.

  • L
    Lila_Nice

    Plutôt que de la sanctionner, ils auraient pu en faire un moment pédagogique sur les pressions du direct.

  • P
    Paul_R

    212e campagne ? Elle exagère, mais on comprend l’usure. Même les plus passionnés ont besoin de break .

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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