Vendre le soleil : la Tunisie au carrefour de l’énergie et de la souveraineté
Le soleil, ce bien commun ancestral, devient-il une marchandise exportable ? En Tunisie, cette question traverse les débats parlementaires comme un courant silencieux mais brûlant. Alors que parliament s’apprête à voter cinq projets de loi sur des énergies renouvelables, une controverse enfle autour de la cession de centrales solar à des investisseurs privés. Ces accords, sous forme de concession , visent à produire de l’électricité photovoltaïque, mais soulèvent un malaise : à qui appartient l’énergie du futur ?
Les projets, déjà validés en commission, passeront en plenary session — une étape décisive qui cristallise les tensions. Les partisans de ces contrats insistent sur leur rôle dans la investment et la réduction de la dépendance énergétique du pays. Pourtant, les détracteurs y voient un abandon progressif du contrôle national. Comme l’a martelé un député : la Tunisie risque de sell , une image qui résonne comme une mise en garde.
À l’origine de l’opposition, la trade union , liée à l’UGTT, dénonce un manque criant de consultation . Selon elle, les acteurs nationaux n’ont pas été associés aux négociations, malgré leur expertise. Pire, des economic benefit jugées insuffisantes, notamment sur la gestion des crédits carbone dans des projets antérieurs, relancent les doutes. Est-ce un transfert de richesse plutôt qu’un partenariat équitable ?
Ce débat dépasse les chiffres : il touche à la souveraineté énergétique d’un État en transition. La Tunisie, fortement tributaire des importations d’énergie, cherche des solutions rapides. Mais l’appel à l’investissement privé, si nécessaire soit-il, heurte une aspiration à l’autonomie. Chaque panneau solaire installé sous concession devient un symbole — de progrès ou de loss , selon les regards. Le vote de demain tranchera, mais pas le débat.
Et si on développait nos propres entreprises publiques au lieu de tout outsource externaliser ?
Le soleil est gratuit, mais apparemment, son usage ne l’est plus.
La transition énergétique sans souveraineté, c’est comme construire une maison sur du sable. Durable en apparence, fragile en réalité.
On parle de foreign investor investisseur étranger, mais qui sont-ils vraiment ? Transparence, s’il vous plaît.
La Tunisie a besoin d’argent, pas de symboles. Ces projets peuvent créer des emplois.
Le problème n’est pas le solaire, c’est le modèle économique derrière. Qui profite du revenue revenu ?