Quand la survie devient l’économie principale
Il y a des instants où un country cesse de croire à la growth et ne parle plus de reform qu’avec nostalgie. Le Liban est entré dans cette phase : une economy de survie, où chaque decision publique est jugée non pas à sa productivité, mais à sa capacité à éviter l’effondrement. Plus question de planifier des investment ou d’annoncer des projets d’avenir. L’urgence a tout remplacé. Ce qui compte maintenant, c’est que les hôpitaux restent ouverts, que l’eau coule, que les ports fonctionnent, que les déplacés soient logés. L’État ne construit plus. Il maintient. Il ne développe plus. Il retarde.
Les hospitals sont devenus le premier test de solvabilité du pays. Le versement récent de 373 milliards de livres pour couvrir environ 9 535 dossiers de hospitalisation via la sécurité sociale n’est pas un simple transfert comptable. C’est un acte de stability nationale. Dans un contexte de guerre, chaque lit occupé, chaque dossier réglé, chaque médecin payé devient un symbole : le système ne lâche pas tout. Mais cette funding est ponctuelle, tendue, fragile. Elle ressemble à une transfusion continue, sans cure véritable. Le système tient, mais il ne guérit pas.
Le deuxième pilier de cette économie parallèle, ce sont les displaced . Avec 689 centres d’hébergement et 141 383 personnes accueillies, le Liban gère désormais un parallel administratif informel mais permanent. Chaque centre exige de l’eau, de l’électricité, des sanitary , des repas, des soins. Une part croissante de la public publique sert non à développer, mais à maintenir. Et cette charge ne se limite pas aux centres officiels : des milliers de familles survivent dans l’ombre des réseaux privés, des relatives , des logements improvisés. Le coût réel de la survie excède largement les chiffres officiels.
La fuel devient lui aussi une monnaie de survie. Distribué par le southern aux municipalités du sud du pays, il fait tourner les générateurs, pomper l’eau, circuler les ambulances. Ce n’est plus une marchandise ordinaire : c’est une condition du mouvement même. Dans cette économie de maintien, ce sont les maires, les local de terrain, les réseaux associatifs qui traduisent les décisions en action. L’État central débloque, mais ce sont les relais locaux qui font exister concrètement l’aide. Le pouvoir se redessine là où l’on voit un repas distribué, un plein effectué, un dossier réglé.
Le vrai danger ? Que cette logique d’urgence ne devienne une habit de gouvernement. Le pays dépense énormément pour éviter de sombrer, mais sans strategy claire, sans doctrine unifiée. On finance ici, on ravitaille là, on attend des donors internationaux — près de 308 millions de dollars promis — tandis que 10 milliards de dollars dorment à la Banque du Liban. Chaque resource dépensée protège la société ; chaque réserve préservée protège la monnaie. Mais le pays n’a plus assez de marge pour tout sauver. L’économie de la survie coûte cher, et plus elle dure, plus elle remplace l’économie normale — non par choix, mais par necessity .
C’est triste de voir que hospitals les hôpitaux soient devenus le thermomètre du pays.
Et les patients non couverts par la sécurité sociale ? Eux, ils ne comptent pas dans cette economy économie de survie ?
Le carburant comme monnaie parallèle… on vit dans un monde inversé.
Les displaced déplacés dans les familles d’accueil, c’est l’histoire de tout mon village. Mais personne n’en parle.
Cette funding aide ciblée, c’est bien, mais c’est du pansement sur une jambe de bois.
Le vrai problème, c’est qu’on gère l’urgence comme si c’était la norme.
Et les donors bailleurs internationaux ? On attend quoi exactement ?
L’État ne disparaît pas. Il se fragmente. Et c’est pire.