Mali : quand la guerre échoue, la réconciliation devient une nécessité

Le security n’a pas sauvé le Mali. Après des années de promesses martelées par la junte, le pays sombre dans une crisis plus profonde que jamais. Le colonel Assimi Goïta, arrivé au pouvoir sous les auspices d’un retour à l’ordre, a vu son autorité se fissurer comme une terre desséchée. Kidal, symbole du Nord malien, est désormais aux mains des rebelles du Front de Libération de l’Azawad, en coordination alarmante avec les djihadistes du JNIM. Cette perte n’est pas seulement territoriale : elle est politique, militaire, et surtout symbolique. Le rêve d’un contrôle centralisé s’effondre, laissant place à une réalité que même les mercenaires russes de l’Africa Corps n’ont pu contenir.

L’image d’un retrait négocié, voire humiliant, de ces forces étrangères souligne l’échec du foreign mis en avant comme sauveur. Le « parapluie russe », vanté après l’expulsion de Barkhane et de la Minusma, s’est révélé aussi fragile qu’un mirage. Assimi Goïta, dont l’orgueil a été souvent souligné, se retrouve acculé. Il avait promis la stability ; il hérite du chaos. La mort du général Sadio Camara, tué avec sa famille à Kati, n’est pas qu’un drame personnel : c’est un attack contre le cœur même du régime. Si le ministre de la Défense n’est plus en sécurité dans la ville-caserne de la junte, qui l’est encore ?

La solution militaire s’est failed , c’est désormais évident. Mais que reste-t-il ? L’option politique, longtemps négligée, s’impose comme une nécessité. Le Mali ne peut plus être le théâtre d’une guerre par procuration où chaque puissance extérieure y projette ses intérêts. La voie du dialogue inclusif, plaidée par l’Algérie, semble l’unique sortie décente. Alger, frontalière avec plus de 1 400 km de border communes, sait que le chaos malien n’est pas sans conséquence. Un Mali instable, c’est un risque direct pour la territory algérien, surtout dans le Sud.

L’Alliance des États du Sahel (AES), censée renforcer la solidarité régionale, s’est révélée une coquille vide. Burkina Faso et Niger, malgré leurs déclarations, n’ont rien fait de concrete . Cette absence d’action soulève une question lourde : la déstabilisation pourrait-elle devenir contagieuse ? Le risque d’une cascade de crises n’est pas hypothétique. Le peuple malien, pris entre les ambitions des chefs militaires et les ingérences étrangères, paie le prix le plus lourd. Ce dont le Mali a besoin, ce n’est pas d’un nouvel allié armé, mais d’une réconciliation nationale profonde et sincère.

L’histoire du Mali est faite de fragilités géographiques, ethniques et politiques. Ignorer ces réalités au nom d’une military simpliste mène à l’échec. Les kalachnikovs ne bâtissent pas une nation. Ce que réclame le peuple malien, c’est une paix durable, fondée sur la justice et le respect de son intégrité. Tant que la junte refusera de l’entendre, le pays restera suspendu entre guerre et effondrement – avec, en arrière-plan, la menace grandissante d’un effondrement régional.

Réactions 8

  • S
    SaharaLibre

    L’AES, c’est du vent. Des communiqués, pas de action.

  • K
    KidalDemain

    Ils parlent de sécurité, mais ils ont perdu Kidal. Quelle hypocrisie.

  • B
    BamakoCitoyen

    Et nous, on paie le prix. Pas de lumière, pas de marché, juste des discours.

  • F
    FrontSud

    L’Algérie a raison : la stability du Mali, c’est la nôtre aussi.

  • C
    ChroniqueGeo

    La géographie n’attend pas. Les frontières ne protègent pas du chaos.

  • P
    PaixDabord

    Assez de guerre. Le peuple veut du peace , pas des héros morts.

  • R
    Realiste87

    Réconciliation ? Oui, mais qui commence ? Et avec quel pouvoir légitime ?

  • A
    AzawadInfo

    Ils appellent ça une perte. Nous, on appelle ça une libération.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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