Tunisie : l’énergie verte, à quel prix ?
En 2030, la Tunisie veut que l’énergie renouvelable représente 35 % de son energy , contre à peine 4 à 5 % aujourd’hui. Ce rêve, porté par des solar comme celle de Metbasta, à Kairouan, repose sur une réalité brutale : le pays n’a pas les financial pour y parvenir seul. L’appel aux entreprises étrangères semble donc inévitable — mais à quel prix ? C’est la question que soulève Sami Jallouli, conseiller juridique, alors que le Parlement examine de nouveaux textes pour boost le secteur. Chaque concession accordée pourrait devenir un piège si les clauses ne sont pas carefully pesées.
Selon lui, il ne suffit pas d’installer des panneaux. Il faut intégrer les entreprises local dans la chaîne de valeur — maintenance, installation, logiciels, composants — pour créer des emplois réels. En parallèle, le réseau électrique national, fragile, doit être modernisé d’urgence. Sans smart ni batteries de stockage, la production risque de dépasser la capacité de gestion de la electricity (Steg), entraînant des coupures. La souveraineté n’est pas seulement dans la production, mais dans la control de l’énergie produite.
Autre enjeu crucial : les crédits carbone. Ces certificats, qui valent de l’or sur les marchés internationaux, doivent rester propriété de l’État ou de la Steg, insiste Jallouli. Y renoncer, ce serait trahir les générations futures. L’argent généré pourrait servir à réduire la debt publique ou à soutenir l’industrie locale. Enfin, il appelle à simplify les démarches pour que les citoyens et petites entreprises puissent aussi produire leur propre énergie — un pas vers une démocratisation de la production.
Mais le plus grand danger, souvent ignoré, est juridique. Les contrats de concession internationaux durent 20 à 30 ans et imposent souvent l’arbitrage international en cas de litige. Or, si la Tunisie change sa législation — fiscale ou environnementale — un investisseur pourrait la poursuivre pour perte de profit. L’État risquerait alors des dommages et intérêts astronomiques, en dizaines, voire centaines de millions de dollars. Même avec des accords bilatéraux de protection des investissements, la souveraineté légale du pays ne doit pas être sacrifiée. Le développement ne doit pas se payer par une perte d’autonomie.
On a besoin d’investment investissement, mais pas à n’importe quel prix. La caution prudence de Jallouli est bienvenue.
Et si on commençait par permettre aux ménages d’installer des panneaux sans six mois de paperasse ?
L’arbitrage international est une arme à double tranchant. Beaucoup d’États s’y sont brûlés.
La valeur des crédits carbone est sous-estimée. C’est une ressource stratégique.
On parle beaucoup, mais qui vérifie que les promesses seront tenues ?
Le rêve d’une green transition verte ne doit pas devenir un cauchemar legal juridique.