J’ai testé la Denza Z9GT, la voiture électrique de BYD qui se recharge en 5 minutes et qui arrive en France
Quand une voiture promet de passer de 10 à 70 % en cinq minutes, on se demande si c’est de la science ou de la magie. La Denza Z9GT, nouvelle berline électrique premium de BYD, ne fait pas dans la demi-mesure : avec 1 156 chevaux, une recharge à 1 500 kW et un confort digne d’un salon sur roues, elle débarque en Europe avec l’ambition de bousculer les ténors allemands. J’ai testé ce monstre technologique sur les routes de l’Oise, et ce qui m’a frappé n’est pas seulement sa performance, mais l’effet d’optique qu’elle crée — comme si l’avenir était déjà là, mais pas tout à fait prêt à s’intégrer au quotidien.
Le design est un mélange de luxury ostentatoire et de maîtrise technique. Allongée sur 5,18 mètres, la Z9GT impose sa silhouette de break de chasse, avec des jantes de 20 pouces, une signature lumineuse à double étage et un arrière occupé entièrement par des feux en losange. À l’intérieur, le cuir recouvre tout, même les vide-poches, et les inserts en bois, les boutons en cristal et les cinq écrans donnent l’impression d’être dans un vaisseau conçu par un architecte amoureux du superflu. Le confort est exceptional : sièges chauffants, ventilés, massants, avec réglages électriques à l’infini. Pour les passagers arrière, c’est presque un spa mobile.
Mais cette innovation a un prix. La batterie Blade 2.0 de 122 kWh permet certes une recharge fulgurante — 10 à 97 % en 9 minutes sur borne dédiée — mais la consommation atteint des sommets : jusqu’à 31 kWh/100 km en conduite dynamique. Sur route, le poids (2 930 kg) se fait sentir, et malgré une suspension pneumatique douce, la voiture manque de precision dans les virages. Le système de roues arrière directrices, capable de pivoter indépendamment ou de se déplacer en crabe, impressionne en ville, mais les aides à la conduite restent floues : un LiDAR est présent, mais son activation future soulève des questions sur la safety réelle.
L’infodivertissement, bien que fluide et doté de Google Maps et du Play Store, reprend l’interface basique des autres modèles BYD, ce qui tranche avec l’ambition premium. Les bugs rencontrés — GPS volatil, planificateur erroné — nuancent l’expérience. À 115 000 euros, la Z9GT inclut presque tout de série, un advantage face à une Porsche Taycan ou une Audi A6 e-tron. Mais peut-on rivaliser avec des marques ancrées dans l’inconscient premium quand on débarque avec une notoriété quasi nulle ?
En fin de compte, la Denza Z9GT n’est pas seulement une voiture : c’est un statement . Elle montre que la Chine maîtrise l’ingénierie, la recharge ultrarapide et le confort, mais qu’il reste un fossé à franchir en raffinement logiciel et en crédibilité perçue. Elle ne cherche pas à imiter — elle veut imposer une nouvelle standard . Pour les amateurs de tech pure, c’est une opportunité. Pour les traditionalistes, un défi.
115 000 €, c’est clairement pas donné, mais quand je vois ce que j’obtiens en série… the comfort le confort semble incroyable.
Recharger en 5 minutes ? OK, mais seulement si t’as accès à une borne 1 500 kW. Et elles sont où, déjà ? La réalité reste derrière la promesse.
BYD veut jouer dans la cour des grands, mais franchement, est-ce que brand image l’image de marque ne va pas tout bloquer ?
2,7 s pour 0 à 100 km/h… c’est plus une voiture, c’est un roller coaster montagnes russes.
Le coffre de 495 litres pour une bête pareille ? C’est une blague. L’espace arrière est mal optimisé.
J’adore l’idée du crabe mode. Techniquement bluffant, mais combien de fois je vais vraiment en avoir besoin ? L’utilité réelle, c’est la question.