Un cœur en carton, des voix en colère : le cri du personnel soignant
Un heart en carton, porté par des mains fatiguées mais déterminées, a traversé les rues de Berne ce lundi midi. Symbole poignant d’un système de santé en crisis , il accompagnait 200 professionnels venus remettre un appel solennel aux politician suisses. Près de 190'000 signatures ont été déposées, exigeant la mise en œuvre «immediate et intégrale» de l’Initiative sur les soins, acceptée par le peuple en 2021. Une promesse encore en suspens.
Le Conseil national s’apprête à débattre de la nouvelle law fédérale sur les conditions de travail dans les soins infirmiers (LCTSI), mais la Coalition du personnel de santé, qui regroupe syndicats et associations, juge le texte «insufficient ». Selon eux, le projet a été «weakened » en commission, trahissant la volonté populaire. Leur message est clair : la care des patients ne peut plus attendre, ni se faire au détriment de celles et ceux qui soignent.
Au-delà de la symbolique du banner et des protest , les revendications sont précises. Réduction du working time , ratios minimum de personnel par patient, amélioration des suppléments pour les nuits, week-ends et jours fériés — chaque demande vise à restaurer une dignité bafouée. Et surtout, l’obligation pour les employeurs de respecter les conventions collectives et les lois cantonales, trop souvent ignorées.
L’avertissement est sans équivoque : en cas de rejet ou de dilution du texte, des strike sont prévues, comme convenu lors de la manifestation nationale du 22 novembre 2025. Le personnel ne demande pas des privilèges, mais des condition permettant de prodiguer des soins de qualité. «Les gens sont épuisés, mais ils tiennent bon», glisse une infirmière à la fin de la remise. Le cœur en carton, désormais posé sur les marches du Parlement, semble attendre une réponse.
Ce heart cœur symbolique fait mal à voir. Il représente tellement de nuits blanches.
Des grèves ? Dans les hôpitaux ? La situation est déjà critique. Mais on ne peut plus continuer comme ça.
Et si on commençait par respecter les conventions déjà en vigueur ?
Je ne savais pas que les infirmiers avaient 61 % du peuple derrière eux. Ça change tout.
Des protests manifestations, des cœurs, des pancartes… mais les décideurs entendent-ils vraiment ?
Les suppléments pour le travail de nuit sont une blague. On risque notre santé pour une misère.
L’échec de cette loi sera un échec démocratique. Point.
Enfin une voix forte pour les soignants. Espérons qu’elle ne se fasse pas absorber par les lobbys.