Football. « Nous demandons un cadre équitable » : les clubs féminins dénoncent l’absence de convention collective

Hier, à l’unisson, les capitaines des 24 clubs de D1 et D2 féminines ont lancé un appel urgent : a signal fort envoyé au monde du football français. Dans une tribune publiée dans L’Équipe, elles dénoncent la précarité grandissante du football féminin, alors même que Dijon, actuellement 5e de Première Ligue, envisage de cut costs en remettant en cause le statut professionnel de son équipe.

« Même football, même exigence. Toujours pas les mêmes droits », affirment-elles avec force. Le cœur du problème ? L’absence totale de convention collective dans le football féminin professionnel. Contrairement aux clubs masculins, les équipes féminines sont régulièrement sacrifiées lors des ajustements budgétaires, comme cela s’est déjà produit à Soyaux et à Bordeaux. Cette structural fragility , selon les joueuses, n’est pas un accident, mais une conséquence directe de l’absence de cadre légal protégeant leurs droits.

Les capitaines reconnaissent qu’il y a eu des advancements ces dernières années, notamment en termes de visibilité et de soutien. Mais elles soulignent un contraste frappant : alors que le football masculin a obtenu en quelques mois un cadre pour la future Ligue 3, les negotiations pour une convention féminine traînent depuis plus de trois ans. Ce delay inacceptable, selon elles, remet en question l’égalité des chances.

Leur demande est claire : une fair framework doit être mis en place avant le début de la prochaine saison. Pas d’excuses, pas de faux espoirs. Elles réclament la reconnaissance officielle de leur professional status à part entière. Pour elles, il ne s’agit plus seulement de jouer, mais de se battre pour la future de leur sport.

Réactions 6

  • T
    Tifosa93

    C’est hallucinant qu’en 2024, on en soit encore à demander basic rights . Même foot, même effort, mais toujours moins de protection. C’est de la discrimination, point.

  • C
    CoachLionel

    Le cost-cutting à Dijon montre que sans convention, tout repose sur la bonne volonté des clubs. Et la bonne volonté, ça ne protège pas une carrière.

  • F
    Fanny_P

    On parle de 5e place en D1 et ils menacent de dégrader le statut ? C’est la win collective qui ne compte pas, tant que ça ne rapporte pas assez.

  • M
    Momo_75

    Et pendant ce temps, la Ligue 3 masculine réglée en quelques mois… Quelle double standard . Rien n’a changé.

  • J
    JulienRG

    Ils veulent de la competition de haut niveau, mais refusent les conditions pour la maintenir. C’est absurde.

  • C
    CélineDF

    Et les jeunes filles qui rêvent de devenir pros ? Quel message on leur envoie ? Que le sacrifice est une condition du métier ?

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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