Immobilier : les primo-accédants relancent le marché dans le Nord-Isère

Dans le north -Isère, un vent nouveau souffle sur le marché real estate . Après des mois de retrait, les first-time buyers réinvestissent l’achat de leur résidence principale, soutenus par un contexte économique plus clément, des credit conditions assouplies et des aides renforcées. À Vienne, Anaïs Geroli, gérante de Geroli Immobilier, observe une nette inflexion : sur 17 ventes réalisées entre août 2025 et mars 2026, sept concernent des primo-accédants. « Ils avaient un peu disparu du marché, nous les avons bien retrouvés », confie-t-elle.

La tendance est confirmée par plusieurs agences dans la région. À Crémieu et Pont-de-Chéruy, Filipe Antunes, co-gérant Orpi, note que six ventes sur dix en cours concernent des jeunes acheteurs. « Il y a à la fois l’envie, mais aussi l’élargissement du zero-interest loan et des conditions d’emprunt meilleures », explique-t-il. Selon le financial stability (HCSF), près de 50 % des crédits immobiliers accordés en France au dernier trimestre 2025 visaient des primo-accédants — un record qui marque un shift de tendance national.

Si aucun profil type ne se dégage, les professionnels constatent une volonté croissante de devenir propriétaire plus tôt. Certains achètent seuls, souvent des appartements à moins de 200 000 €. Une jeune femme de 25 ans a ainsi acquis un T2 de 58 m² à Reventin-Vaugris pour 149 000 €, avec seulement 3 000 € d’apport. « C’est un bon indicateur ! Malgré un apport faible, son dossier a été accepté grâce à des steady income et de l’épargne », relève Anaïs Geroli. D’autres, en couple, visent des maisons entre 200 000 € et 250 000 €, parfois avec de major renovations à prévoir.

Les family support jouent aussi un rôle clé. À Saint-Victor-de-Morestel, un couple de moins de 25 ans a pu acheter une maison de 90 m² grâce à une donation parentale de 90 000 €. Jusqu’au 31 décembre 2026, l’exonération des droits de donation permet de donner jusqu’à 100 000 € par donateur pour financer un bien neuf ou des travaux de rénovation énergétique. « Les primo-accédants sont plus aidés qu’auparavant », confirme Audrey Pratlong, courtière chez AC Financement à Vienne.

Mais l’enthousiasme ne doit pas masquer les risks . « Les dossiers restent compliqués et doivent être sécurisés », insiste Anaïs Geroli. Elle a vu une vente annulée car un jeune acquéreur, passé en période d’essai après un changement de métier, n’a pas été suivi par sa banque. « Même avec un meilleur salaire, la job stability reste cruciale », ajoute la courtière. L’épargne régulière, l’absence de découvert et une gestion prudente des comptes comptent autant que le montant du salaire.

Réactions 6

  • J
    Julien_38

    Avec un CDI et une épargne de 200 €/mois, j’ai pu obtenir un prêt à 3,2 %. Ce n’est pas magique, mais c’est realistic .

  • C
    ClemInMo

    Les banques rouvrent les robinets, oui, mais seulement pour ceux qui ont un stable job et des parents prêts à aider. La pression reste énorme.

  • T
    Tanguy87

    « Le bon moment », c’est quand on trouve le bon prix. Les taux sont stables, c’est une security , pas une aubaine.

  • N
    Nath_Vienne

    Je trouve ça fou qu’on puisse acheter seul avec si peu d’apport. Tant que les monthly payments sont dans les clous, ça passe.

  • L
    LeoRenove

    J’ai acheté une grange pour 100 000 €, avec 75 000 € de travaux prévus. Pour le prix d’un T3, j’aurai une maison sur mesure. Le investment en vaut la peine.

  • S
    Sofia_26

    Et pour ceux sans famille fortunée ? On n’a pas tous droit à une donation de 90 000 €. Où est la fairness ?

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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