LVMH et le luxe face à un trimestre difficile, mais les analystes restent confiants

Le secteur du luxe français entre dans une critical period avec la publication prochaine des résultats du premier trimestre 2026. LVMH ouvrira le bal lundi soir, suivi par Hermès mercredi et Kering jeudi. Les attentes sont low , pesées par un Nouvel An chinois mixed et surtout par l'escalade du conflit au Moyen-Orient, qui a disrupted les flux de clients fortunés du Golfe.

Depuis le début de l'année, l'indice Stoxx Europe Luxury 10 a plunged de 15,6 %, contre une hausse de 1,35 % pour le CAC 40. Cette market pressure s'explique par la perte de dynamisme d'une clientèle clé : le Moyen-Orient représentait environ 6 % des dépenses mondiales en luxe en 2025, avec une croissance organique de +6 à +8 %. La baisse du trafic aérien a aussi réduit les achats en Europe, notamment en France où Barclays anticipe un recul de 1,5 % pour Hermès.

Les analystes ont revised down leurs prévisions : UBS et Barclays tablent désormais sur une croissance de 1 % pour LVMH, contre 3 % initialement. Sa division phare, mode et maroquinerie, devrait même afficher une baisse de chiffre d'affaires. Malgré ce weak quarter , les banques restent constructive : Deutsche Bank parle d'un cycle passager et UBS croit en un rebond dès que les données macro s'amélioreront.

HSBC va plus loin dans optimism , affirmant que les prix plus raisonnables et le renouveau créatif — illustré par les changements chez Dior ou Gucci — relancent l'enthousiasme. Même si le market sentiment reste négatif, la banque voit une investment opportunity . UBS et Bernstein recommandent d'acheter Richemont, Burberry et LVMH, tandis que Deutsche Bank souligne le profil defensive d'Hermès et le potentiel de redressement de Gucci.

Au-delà de la crise actuelle, les fondamentaux du luxe semblent en voie de recovery . Les consommateurs américains et chinois pourraient tirer la croissance en 2026, selon les prévisions. Même un slight beat des attentes pourrait provoquer une réaction boursière disproportionate . Pour les investisseurs, la message est claire : ce trimestre difficile ne doit pas occulter un possible rebond stratégique.

Commentaires 6

  • M
    Marc75

    Le market pressure du Moyen-Orient est sous-estimé. 6 % du luxe mondial, c’est énorme quand on sait que d’autres régions stagnent.

  • S
    SophieL

    Ils parlent d'optimism , mais les consommateurs en Europe et en Amérique du Nord sont aussi sous pression. Inflation, taux… Le luxe n’est plus prioritaire.

  • J
    JeanD

    LVMH à 1 % de croissance ? C’est weak quarter pour une machine habituée à dominer. Mais leur diversification devrait limiter les dégâts.

  • C
    ChloeF

    HSBC a raison sur le recovery créatif. J’ai vu les nouvelles collections à Paris : il y a une real change en termes de design.

  • R
    Roro

    Et si le investment opportunity c’était maintenant ? Les cours sont bas, les marques solides. Le risque est calculé.

  • T
    Timo

    Ils oublient un truc : la travel drop ne touche pas que le Golfe. Les Chinois aussi voyagent moins. C’est un problème structurel, pas cyclique.