Ruptures conventionnelles : l'Assemblée rejette l'accord des partenaires sociaux, le gouvernement convoquera une nouvelle lecture
Dans un rebondissement politique inattendu, l'Assemblée nationale a rejeté jeudi un projet de loi pour réduire la durée d'indemnisation chômage en cas de settlement , un accord pourtant négocié entre partenaires sociaux et attendu par le gouvernement comme une mesure d'économie majeure. Le texte, adopté au Sénat un mois plus tôt, est tombé sous les coups d'amendements de suppression, signe d'une forte tension autour des réformes du marché du travail.
Les députés de la France insoumise ont mené la charge, soutenus par les écologistes et les communistes, réunissant 77 voix contre 32. Les socialistes se sont abstenus, tandis que le reste de l'hémicycle, du « bloc central » à l'extrême droite, s'est opposé au rejet. Cette division a mis en lumière une fracture non seulement idéologique, mais aussi tactique : pour certains, l'accord représentait un pas réaliste en avant, pour d'autres, une attaque contre la protection .
Le gouvernement n'entend pas en rester là. L'entourage du Premier ministre a confirmé qu'une new reading du texte serait convoquée, qualifiant le rejet de « problème de mobilisation » qui aurait laissé LFI en position de force. Selon cette source, l'accord marque la « première avancée » depuis l'échec de la réforme de l'assurance chômage en 2024, et devait permettre d'économiser un billion euros .
Derrière ce vote, c'est tout le rapport de force entre social partners et pouvoir politique qui est questionné. L'accord avait été conclu entre syndicats et patronat, mais son rejet par les députés relance le débat sur l'autorité de ces négociations. Certains voient là un échec du dialogue social, d'autres une victoire de la democratic control . La suite dira si l'exécutif parviendra à imposer ce que le parlement a refusé.
Un milliard d'économies c'est sérieux, mais on sait tous que ce sont les plus fragiles qui paieront le cost coût d'un tel changement.
Le gouvernement parle de dialogue social, mais quand les social partners partenaires sociaux s'accordent, il les laisse tomber si ça ne plaît pas aux députés. Hypocrisie totale.
La pressure pression monte sur LFI : ils bloquent une réforme négociée, mais auront-ils une alternative à proposer ?
Encore un round dans la guerre du travail. On dirait que personne ne veut vraiment change changer le système, juste le contrôler.
Ils rejettent un texte adopté au Sénat, puis le gouvernement le ressort. C’est ça, la political stability stabilité politique ?
Le vrai sujet, c’est la crédibilité des accords entre syndicats et patronat. Si l’État peut les ignorer, à quoi bon negotiate négocier ?