Uber mise tout sur les robotaxis : un virage stratégique aux allures de révolution

Uber entre dans une nouvelle ère : celle des robotaxis. Dans un big shift crucial pour sa survie, la société mise massivement sur les véhicules autonomes. Cela fait déjà plusieurs années qu’Uber propose des trajets sans chauffeur dans certaines villes, notamment grâce à des partnerships avec des leaders de la conduite autonome. À Austin, par exemple, l’entreprise collabore avec Waymo — à la fois partenaire et concurrent dans d’autres régions.

Mais Uber ne se contente pas de s’appuyer sur des tiers. Elle investit aussi directement pour contrôler une partie de sa future flotte. En 2025, un accord a été scellé avec Lucid et Nuro pour développer un modèle exclusif de robotaxis Lucid dédié à la platform Uber. L’entreprise a récemment renforcé son investment dans Lucid à hauteur de 500 millions de dollars, dont 200 millions supplémentaires, tandis que la commande grimpe à 35 000 véhicules. Le goal est clair : sécuriser l’accès à des véhicules autonomes à grande échelle.

Les chiffres sont impressionnants. Selon une report du Financial Times, Uber prévoit de dépenser plus de 10 milliards de dollars sur les robotaxis dans les années à venir. De ce montant, 2,5 milliards serviront à acheter des parts dans des entreprises spécialisées, et 7,5 milliards financeront directement l’achat des véhicules. Avec plus d’une douzaine de partenaires et des lancements prévus dans 15 villes d’ici 2026, la scale du projet est mondiale. Ce n’est plus une expérimentation, mais une transformation profonde du business model .

Et les conducteurs humains dans tout ça ? Andrew Macdonald, directeur des opérations, reconnaît qu’ils feront face à une growing pressure en centre-ville. Pourtant, Uber n’envisage pas leur disparition. Bien au contraire, il croit en une hybrid system où VTC et robotaxis coexisteront. « Il y aura probablement plus de chauffeurs Uber dans dix ans », affirme-t-il, soutenu par l’idée que la mobilité va remplacer la car ownership . Les zones moins accessibles aux véhicules autonomes offriront de nouvelles opportunities .

Ce pivot stratégique répond à une réalité du marché : la concurrence s’intensifie. Des acteurs comme Waymo, Tesla ou Zoox (filiale d’Amazon) lancent leurs propres services de robotaxis. Pour ne pas être left behind , Uber doit montrer qu’elle innove. Ces annonces rassurent aussi les investisseurs, dont certains craignaient un baisse d’influence face à la disruption technologique. Même si la division interne d’Uber sur la conduite autonome a été vendue en 2020, la société reste dans la course — mais cette fois, en tant qu’orchestrateur plutôt qu’ingénieur.

Réactions 6

  • M
    MarcT

    C’est une huge cost , mais si ça permet de réduire les prix pour les usagers, je suis pour.

  • C
    Chloe_75

    Ils parlent de opportunities pour les chauffeurs, mais en vrai, c’est surtout une transition vers moins d’humains sur le long terme.

  • F
    FredJ

    Uber a toujours été plus forte en strategy qu’en technologie. Acheter des parts, ce n’est pas innover, c’est survivre.

  • N
    NadiaK

    Et la public trust dans les voitures sans chauffeur ? Ça, ils n’en parlent pas assez.

  • P
    Pierre_L

    35 000 véhicules, c’est ambitieux. Mais est-ce que les villes seront prêtes à gérer cette scale ?

  • S
    SophieM

    Le vrai risk , c’est de perdre les conducteurs avant d’avoir les robotaxis opérationnels partout.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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