À Tampa, les fans de BTS dansent, collectionnent… et font tourner l’économie

À Tampa, une vague coréenne déferle non pas sur les plages, mais dans les cafés, les librairies et les salles de danse, portée par une armée de fans bien réelle : celle de BTS. Ce phénomène dépasse largement l'adoration pour un group musical. Il tisse un écosystème économique autour de l'échange de collectibles rares, comme des cartes photo qui valent parfois plusieurs centaines de dollars. Ces passionnés, souvent regroupés sous l'appellation ARMY, transforment leur hobby en véritable force de influence local, selon un reportage de FOX 13 daté du 24 avril 2026.

L’univers de BTS s’incarne dans des produits d’une rareté presque mythique. Jasmine Wade, fondatrice du collectif Tampa Bay BTS ARMY, souligne l’exception culturelle que représente la sortie de poupées Barbie officielles par Mattel. « I mean, no other K-pop group globally has Barbies from Mattel », rappelle-t-elle, avant d’ajouter avec enthousiasme : « They have so much to offer their fans, and it’s fun. It really is fun ». Cette excitement se traduit par une quête obsessionnelle d’intégralité : posséder chaque album, chaque projet solo, chaque objet lié à l’histoire du groupe. Madison Harrison, 19 ans, l’exprime simplement : « I kind of just started, but eventually I do want to have just about all of their albums ».

Mais le fanatisme ne se limite pas aux étagères. Il pulse aussi dans les corps. Les chorégraphies exigeantes de BTS deviennent des rituels de performance et de community . Camren Estrada Uy, danseur de K-pop, raconte participer à des gigs avec plusieurs troupes locales, parfois comme remplaçant. Pour sa mère, Catherine Estrada Uy, l’essentiel n’est pas la précision des movements , mais la joie de participer. « Especially if we danced as a kid, we still have it in us », affirme-t-elle. Même si les corps ne suivent plus tout à fait, la passion, elle, demeure intacte.

Au-delà de la danse et des objets, c’est tout un tissu local qui est revitalisé. Les rassemblements de fans deviennent des opérations de promotion douce pour les petits businesses : cafés, boutiques de thé aux perles, ou salons de thé. « [Fans] gather, and they go and promote a local boba shop or tea shop or café », explique Kasandra Lee. Chaque visite se transforme en troc symbolique : un drink , un cup sleeve personnalisé. Même Patricia Papageorge, 60 ans, découvre cette culture par la lecture du livre officiel Beyond the Story, qu’elle décrit comme « the 10-year record of BTS ». Un héritage qui traverse les generations , bien au-delà des frontières de la Corée du Sud.

Réactions 6

  • C
    Clara_83

    Je ne comprends pas l’intérêt de payer 300 dollars pour une carte, mais si ça fait plaisir, pourquoi pas.

  • M
    MarcLeCurieux

    Est-ce que ces événements attirent vraiment assez de monde pour impacter l’économie locale, ou c’est une bulle médiatique ?

  • S
    Sofia_Tampa

    Ma boutique de thé a vu sa fréquentation double un samedi grâce à un rassemblement de fans. C’est concret.

  • J
    JeanDanseur

    « It takes someone crazy to do what we do » — totalement, mais c’est ce qui rend la experience unique.

  • L
    Lila_Reader

    Un livre de 10 ans d’histoire pour un groupe de pop… je suis intriguée, même à 45 ans.

  • T
    TommyR

    Les solo sont parfois meilleurs que les chansons de groupe, non ?

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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