Cloud souverain européen à 180 millions d'euros : la France domine face à ses voisins
La Commission européenne a attribué vendredi un contrat stratégique de cloud souverain d'une valeur de 180 millions d'euros à quatre consortiums européens, marquant une avancée majeure dans la course à la souveraineté numérique du continent. Parmi les lauréats, les entreprises françaises dominent le paysage : OVHcloud, Scaleway, Clever Cloud, Mistral et S3NS figurent parmi les neuf acteurs retenus, un résultat salué comme une victoire industrielle pour la France.
L'appel d'offres, lancé en octobre 2025 dans le cadre du système Cloud III, imposait des exigences strictes : aucun acteur extérieur à l'UE ne doit exercer un control significatif sur les technologies ou services proposés. Chaque soumission a été évaluée selon huit critères, notamment la security , la conformité au droit européen, l'impact environmental et la viabilité opérationnelle. En divisant le marché entre quatre groupements, Bruxelles évite une dépendance unique, un risk comparé à une monoculture énergétique ou technologique.
La présence de S3NS, filiale de Thales mais s'appuyant sur Google Cloud, soulève des questions. La Commission assume ce choix, affirmant que des solutions non européennes peuvent respecter les standards si elles sont encadrées rigoureusement. « Chaque technologie foreign transite par une zone de quarantaine », explique-t-on, où des équipes françaises l'analysent avant intégration. Cette architecture vise à garantir une total isolation des données sensibles.
Ce contrat n'est qu'une première étape. Un nouveau regulation , le CADA, est en préparation pour harmoniser la définition de la souveraineté cloud à l'échelle européenne. En parallèle, la Commission finalise un cadre actualisé de souveraineté, réutilisable par d'autres entités publiques. L'objectif est clair : utiliser les marchés publics comme levier pour imposer des standards que la regulation seule peine à faire appliquer. « Excellent travail commun ! Bravo », a salué Octave Klaba, fondateur d'OVHcloud, incarnant l'esprit de coopération attendu.
Cinq acteurs français sur neuf, c'est une belle performance, mais le cost coût réel de cette souveraineté ? On paie peut-être plus cher pour moins de efficiency performance.
Le fait que Google soit en coulisses via S3NS montre que la trust confiance dans les pure players européens n'est pas encore totale. Un hybrid modèle hybride, oui, mais jusqu'où ?
Diviser entre quatre fournisseurs, c'est malin. Moins de dependence dépendance, plus de resilience résilience. En cas de panne ou de cyberattaque, l'UE ne sera pas paralysée.
« Cocorico » ? Oui, mais avec Google dans le moteur, le pride patriotisme technologique a un goût amer. On veut de l'indépendance, pas du maquillage.
La vraie victoire, c'est que les critères de sovereignty souveraineté soient désormais clairs. Ça donne une roadmap feuille de route aux startups tech européennes.
Et si demain un fournisseur français fait faillite ? Le risk risque zéro n'existe pas. La pressure pression reste forte pour assurer la continuity continuité des services.