Gratuité des bus à Aubagne : un acquis en sursis ?

À Aubagne, le débat sur la gratuité des transports publics ne tourne pas seulement autour d’un budget en deficit . Il touche à un acquis social profondément ancré depuis 2009, quand la région a osé une expérience que peu osaient envisager. Pour les usagers, ce n’est pas simplement une question de mobility ou de ticket oublié dans la poche. C’est un levier de justice sociale, un outil concret pour réduire les inégalités et un signal fort dans un contexte économique tendu. « On ne s’attendait pas à ce que cela se fasse aussi vite », murmure Maurice Marsiglia, de l’association Se déplacer en liberté, comme si l’annonce sonnait déjà comme un farewell .

Depuis seize ans, la suppression du tarif a transformé l’usage des bus et des lignes locales. Selon l’Asdel, la frequency a été multipliée par trois — une preuve tangible, selon eux, que la gratuité encourages les comportements durables. Moins de voitures, moins de emission de CO2, moins de tension sur les routes. « Ce n’est pas seulement bon pour le pouvoir d’achat, c’est bon pour la health publique », insiste Marsiglia. Un argumentaire qui dépasse les clivages politiques : la mesure, dit-il, est défendue autant par la droite que par la gauche locale.

Le collectif Se déplacer sans billet renchérit : la gratuité n’est pas un geste symbolique, c’est un droit concret d’accès à l’employment , à la culture, aux services. Pour les jeunes, les familles modestes ou les personnes âgées, chaque trajet payant peut devenir un barrier . « Dans un contexte économique tendu, ce type de mesure n’est pas anodin », affirme le collectif. Toucher à ce dispositif, c’est risquer de briser un équilibre social fragile, patiemment construit. Et pour Jean-Philippe Izquierdo, les arguments en sa faveur « ne relèvent ni de l’idéologie, ni de l’illusion ».

Face à un déficit de 123 millions d’euros à la Métropole, les élus invoquent la rigueur. Mais pour les militants, supprimer la gratuité pour de telles saving relève de l’« économie de bout de chandelle ». Une expression qui résonne comme un warning : toucher à un symbole aussi fort, dans un moment de défiance envers les institutions, pourrait creuser davantage le gap entre les citoyens et leurs élus. Le message est clair : ce n’est pas qu’une question de cost , c’est une question de confiance.

Réactions 6

  • M
    MarseilleLibre

    Supprimer la gratuité, c’est reculer. On parle d’un public service , pas d’un luxe.

  • C
    CitoyenÉtoile

    Et si au lieu de couper les aides, on taxait un peu plus les grandes entreprises du coin ?

  • B
    BusAddict93

    À quel moment la environment est devenu secondaire dans les choix politiques ?

  • N
    Nath_aubagne

    Je prends le bus tous les jours pour aller au travail. Enlever la gratuité, c’est me pénaliser deux fois : par le income et par le temps perdu.

  • R
    Rationaliste13

    123 millions de déficit, ce n’est pas rien. Mais couper 2 % de ce montant en supprimant la gratuité, est-ce vraiment une solution ?

  • V
    VieuxSage84

    Ils appellent ça une économie. Moi, j’appelle ça un reniement.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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