Sciences au collège : quand les notes baissent et les inégalités montent

Ils sortent du collège avec un sac rempli de doutes plutôt que de certitudes scientifiques. En 2024, le score moyen des élèves en fin de troisième chute à 232 points, un result en recul de six points depuis 2018, révèle une étude du ministère de l’Éducation nationale. Cette trend inquiétante s’inscrit dans un déclin plus long : entre 2013 et 2018, les performances avaient déjà chuté de douze points. Une première depuis 2007, date à laquelle les level se stabilisaient autour de 250 points. Aujourd’hui, un quart des élèves maîtrisent mal les sciences, contre 15 % en 2013. Un warning silencieux pour le système éducatif.

Ce n’est pas qu’une question de notes. Derrière ces chiffres, une fracture sociale se creuse. L’étude montre que les élèves des établissements les plus privileged échappent à la chute : leur score reste stable à 247 points en 2024, contre 250 en 2018. Dans les autres collèges, la baisse atteint 7 à 8 points. « Les performances en sciences dépendent fortement du social social », souligne la Depp. Cette corrélation n’est pas anodine : elle transforme l’école, censée réduire les inégalités, en miroir de celles-ci. L'impact est direct, et la concern grandissante.

Pire encore, les élèves les plus performants disparaissent du paysage. En 2024, ils ne représentent plus que 4 % du total, contre 9 % en 2013. À l’inverse, ceux en difficulté bondissent à 25 %. Les trois disciplines — physique-chimie, SVT, technologie — ont été évaluées ensemble pour la première fois, offrant une image plus complète d’un système en crisis . Pourtant, malgré cette decline des acquis, les élèves restent convaincus de l’importance des sciences. 83 % pensent qu’elles aident à comprendre et agir sur le monde. Un paradoxe : ils croient au savoir, mais n’y ont plus accès. Une trust mal placée ?

Et les filles dans tout ça ? Même si leurs results sont comparables à ceux des garçons, elles sont moins nombreuses à croire en leurs compétences (58 % contre 65 %). Pourtant, une lueur d’espoir : elles sont plus nombreuses qu’en 2018 à affirmer : « Je pense que je peux réussir en sciences ». Un petit change de posture, mais significatif. L’étude, menée auprès de 10 000 élèves de 3ᵉ dans 375 collèges, confirme que la response ne sera pas technique, mais sociale. Réparer l’école, c’est d’abord reconnaître qu’elle ne part pas du même point pour tous. Une decision politique autant qu’éducative.

À l’école primaire, en revanche, les acquis en sciences sont stables depuis 2007. Comme si la machine se grippait à l’entrée du collège. L’étude Cedre, réalisée tous les cinq ou six ans, sonne l’alarme : sans support accru, sans plan clair, la descente pourrait se poursuivre. Les élèves ne manquent ni de curiosité ni de motivation. Mais sans update du système, leurs rêves de chercheur ou d’ingénieur risquent de s’éteindre avant même d’être formulés. Une case d’équité, pas seulement de market du travail.

Réactions 8

  • S
    Sofia75

    C’est pas les élèves qui sont en cause, c’est le manque de support dans les zones sensibles. On les abandonne.

  • J
    Jean_Luc

    Et les profs ? On parle toujours des élèves, mais la pénurie, les conditions, le mal-être enseignant… ça compte pour du beurre ?

  • C
    Chloe_Eco

    83 % croient aux sciences pour sauver l’environnement… mais on les forme mal. Ironique, non ?

  • M
    Marc_Tech

    Un risk pour l’innovation à long terme. Moins de bases, moins d’ingénieurs, moins de progrès.

  • L
    Lola_3e

    En 3ᵉ, on fait plus de PowerPoint que d’expériences. C’est normal qu’on comprenne rien.

  • P
    PapaInquiet

    Ma fille adore les sciences, mais elle doute tout le temps. Ce genre d’étude ne va pas l’aider. Faut changer le message.

  • P
    Profe_2024

    On nous demande de faire plus avec moins. Et on nous tient responsables du result . Pratique.

  • C
    Clara_V

    Stable en primaire, en chute libre au collège… la transition est mal accompagnée. Besoin d’un vrai plan d’action.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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