Un gouvernement sous pression face à l’énoncé économique

Alors que le gouvernement fédéral s’apprête à dévoiler sa economic , la pression monte pour qu’il montre des results . Kevin Page, ancien directeur parlementaire du budget et aujourd’hui à la tête de l’Institut d’études fiscales et de démocratie, juge que l’exercice sera crucial : Ottawa doit prouver que son program porte fruit, malgré un contexte économique de plus en plus uncertain . Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a martelé dimanche que «réduire les coûts du quotidien est au cœur» de la stratégie, mais cette rhétorique devra être étayée par des figures concrets.

Le budget de 2025 avait déjà prévu un déficit de 78,3 milliards $, presque le double de l’année précédente. Pourtant, des révisions de Statistique Canada ont relevé le produit intérieur brut nominal sur trois ans, offrant un léger relief statistique. Mais Randall Bartlett, économiste en chef adjoint chez Desjardins, rappelle que ce n’est pas grâce à une politique habile : «C’est simplement une question de luck ». Selon lui, le Canada navigue en eaux fragile , avec peu de marge face à de nouveaux chocs.

L’un de ces chocs vient du Moyen-Orient : la guerre en Iran fait flamber les prix de l’énergie, ce qui pourrait gonfler les recettes fiscales fédérales — mais aussi aggraver l’inflation. Bartlett s’attend à ce que le gouvernement présente plusieurs scénarios sur l’impact possible du conflit. Cependant, ni lui ni Page ne croient que la situation budgétaire globale a fondamentalement changed depuis novembre. Le FMI peut bien féliciter le Canada comme le plus viable du G-7, la réalité intérieure est plus nuancée.

Pendant que les libéraux savourent ces éloges internationaux, l’opposition gronde. Le chef conservateur, Pierre Poilievre, accuse le gouvernement de perdre le contrôle du spending et cite un rapport de l’Institut C.D. Howe affirmant que le Canada ne peut plus se boast de discipline budgétaire. Le Bloc québécois, lui, réclame des mesures immédiates : subvention salariale, plafonnement des transferts en santé et support à l’industrie forestière. Yves-François Blanchet n’y va pas par quatre chemins : selon lui, Carney doit enfin livrer les promised de ses négociations avec Trump, car le Québec paie le prix fort.

Réactions 6

  • M
    marc_du_75

    Ils parlent de transparence, mais où sont les vrais chiffres ?

  • S
    sophie_en_ligne

    Réduire les coûts du quotidien, c’est bien joli, mais ça se traduit par quoi concrètement pour mon panier de courses ?

  • J
    jean_m_fiscal

    Le fait que le PIB ait été révisé à la hausse ne change rien au fond : on vit sur borrowed depuis trop longtemps.

  • L
    lucie_dans_la_ville2

    Le global est tendu, c’est sûr, mais ce n’est pas une excuse pour éviter des choix difficiles.

  • P
    pierre_a_louest

    Le FMI aime le Canada ? Tant mieux, mais ce n’est pas une garantie. Les marchés finissent toujours par rendre leur verdict.

  • C
    chloe_qc

    Le Québec subit des impacts disproportionnés, c’est le moins qu’on puisse dire. Et Ottawa réagit au ralenti.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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