Projet de loi constitutionnelle sur la Corse : le texte examiné avant la fin mai selon Gilles Simeoni

Le constitutional change tant attendu pour la Corse pourrait enfin entrer dans sa phase décisive. Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de l'île, a annoncé jeudi 16 avril qu'après plusieurs reports, le projet de loi serait examiné en commission à l'Assemblée nationale avant la fin du mois de mai. Une clear signal qui relance l'espoir d'une autonomie réelle dans le cadre de la République.

« On a validé un calendrier, avec une décision qui est prise et qui est ferme », a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le texte devrait ensuite passer en hémicycle au tout début du mois de juin. Ce political process inclura une navette éventuelle entre l'Assemblée et le Sénat, suivi d'un vote en Congrès à l'automne – la dernière étape pour toute révision constitutionnelle.

La décision marque un tournant : le dossier, jusque-là piloté par le ministère de l'Intérieur, est désormais sous l'autorité directe du Premier ministre, signe d'une new priority gouvernementale. Le texte, approuvé en Conseil des ministres en juillet 2025 malgré un avis critique du Conseil d'État, avait été repoussé à plusieurs reprises – d'abord par les débats budgétaires, puis par les élections municipales. Son report au Sénat en mai avait inquiété les partisans de la réforme.

Simeoni, qui quittera prochainement la présidence de l'exécutif corse pour devenir maire de Bastia, a rencontré successivement Yaël Braun-Pivet, Gérard Larcher et Laurent Panifous avant Matignon. Il devrait rester en première ligne du suivi du constitutional process . Une confirmation écrite de Lecornu aux présidents des deux chambres est attendue sous peu, pour official validation du calendrier.

Réactions 6

  • C
    Corsica2B

    Enfin un vrai step forward après des années de vaines promesses. Mais je reste sur mes gardes.

  • P
    PoliAnalyste

    Le fait que le texte parte de l'Assemblée et non du Sénat montre que Matignon veut éviter les blocages. Un strategic move classique en politique.

  • D
    Désabusé84

    Encore un calendrier ? On a déjà vu ça en 2022, 2023, 2024... Quand est-ce que ça devient du real change ?

  • M
    MairieBastia

    Simeoni à Bastia, c'est une bonne nouvelle locale. Mais son départ affaiblit peut-être la political pressure sur Paris.

  • C
    Constitutionnel

    Le Congrès à l'automne, c'est jouable. Mais il faut 3/5e des voix. Sans une majorité claire, le whole process peut s'effondrer.

  • L
    Lucciu

    L'autonomie oui, mais dans la République. Ce balance est fragile. Espérons qu'on ne perde ni l'un ni l'autre.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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