« Cela sera compliqué pour moi de continuer » : quand les frais d’études menacent l’excellence universitaire
À Clermont-Ferrand, l’annonce d’une massive des frais d’inscription pour les étudiants extracommunautaires a jeté un froid sur le campus. D’ici la rentrée 2026, le coût annuel passera à 2895 euros pour une licence, contre seulement 178 aujourd’hui, et atteindra 3941 euros en master, là où il était de 254. Une increase de plus de treize fois qui, selon les responsables, menace la diversité académique et l’attractivité internationale de l’université. Pour beaucoup d’étudiants venus d’Afrique subsaharienne, cette décision équivaut à une barrier invisible mais bien réelle.
Parmi les 5000 étudiants étrangers de l’Université Clermont Auvergne, près de 70 % proviennent de pays à faible revenu par habitant. Douria Sobhi, en chimie, craint que cette pressure financière ne l’oblige à consacrer plus de temps au travail que aux cours. Par conséquent, ses résultats pourraient en pâtir. Pamphile Segla, lui, voit dans cette mesure une fermeture progressive des portes de l’enseignement supérieur français. Peut-être que la France, dit-il, deviendra bientôt un pays sans étudiants étrangers. Un vide que l’université peinerait à combler.
La réalité économique à l’origine de cette disproportion saute aux yeux quand on compare les coûts à ceux du Bénin, d’où vient Pamphile. Le minimum y est d’environ 80 euros par mois. Autrement dit, il faudrait près de 50 mois de salaire pour payer une seule année de master en France. Cette réalité contraste violemment avec les ambitions du gouvernement de attract les talents étrangers. Hippolyte Moyenga, étudiant au Burkina Faso, résume l’impasse : complicated .
Mathias Bernard, président de l’université, s’élève contre cette politique qu’il juge à courte vue. Il rappelle que les étudiants internationaux contribute une richesse intellectuelle et économique bien supérieure à leur coût. Une dynamique pédagogique, une stimulation de la research , et un impact local positif : selon lui, chaque étudiant génère trois fois plus de richesse qu’il ne coûte. Pourtant, seule une poignée — 10 % — pourra bénéficier d’une exemption , laissant la majorité face à un choix douloureux : renoncer ou se overload .
Ils parlent d’égalité mais ils exclude excluent ceux qui en ont le plus besoin.
Et les bourses ? Personne n’en parle. C’est une joke blague ou quoi ?
Je suis déjà en retard sur mes frais actuels. Comment je fais pour triple tripler ?
La France perd toute crédibilité en matière d’éducation internationale.
Sans ces étudiants, nos labos vont empty se vider. C’est du suicide académique.
Ils devraient au moins doubler le quota d’exemption. 10 %, c’est nothing rien.
On forme des esprits puis on les repousse. Logique implacable.
Un master à 3941 euros ? C’est plus cher qu’une rent location dans certains quartiers.