Quand la santé mentale des femmes devient une question de survie au travail
Quand la directive est tombée — retour obligatoire au bureau, sans exception — Supreet Singh n’a pas protesté. À 39 ans, gestionnaire dans une banque, elle avait déjà porté sur ses épaules pendant sept ans l’équilibre impossible entre un travail à temps plein, deux enfants et les soins à un parent vieillissant. resigned . Plus de flexibility pour organiser ses journées, plus de marge pour respirer. «Je n’y arrivais plus», dit-elle simplement. Son histoire résonne dans les couloirs des entreprises canadiennes, où des femmes voient disparaître les soutiens qui rendaient leur présence au travail viable. Entre soins aux autres, transitions hormonales et attentes croissantes, la santé mentale devient un fil tendu.
Les besoins en santé mentale des femmes ne suivent pas une courbe droite. Ils montent, chutent, se transforment. À l’aube de la carrière, viennent l’anxiété, les doutes, les pressions. Puis les épreuves de la fertilité, souvent traitées comme des medical , jamais comme des crises émotionnelles. Et plus tard, la périménopause ou la ménopause, avec leurs insomnies, leurs sautes d’humeur, leur brouillard cérébral — souvent en pleine ascension professionnelle. «Ces expériences ne se produisent pas en vase clos par rapport au travail», souligne la psychothérapeute Mandeep Lalli. Pourtant, les employeurs continuent d’agir comme si elles étaient separate de la vie professionnelle. Le décalage est un gouffre.
Les programmes d’aide aux employés (PAE) sont souvent la première porte d’entrée vers un soutien. Chez Staples Canada, ils offrent des consultations confidentielles sur le stress familial, l’épuisement, ou encore la santé hormonale. Le régime couvre aussi les psychologues, l’hormonothérapie, la fertilité. Mais ces aides ont des limites. «Quatre à six séances, pas de continuité», précise Mandeep Lalli. Pour les femmes racisées, le problème est double : difficile d’accéder à des thérapeutes culturellement proches, puis de les perdre après les séances couvertes. Edward Kuo, expert en avantages sociaux, pointe un autre écueil : des systèmes fragmented qui obligent les employés à tout coordonner eux-mêmes, alors même qu’ils sont submergés.
Le TDAH chez les femmes adultes, longtemps ignoré, est enfin reconnu. En 2022, elles représentaient 47 % des diagnostics adultes, contre 40 % cinq ans plus tôt. Karie Evelyn, chez Serefin Health, a constaté ce changement : plusieurs employés ont partagé leur diagnostic, poussant l’entreprise à repenser la communication. On parle désormais verbally , par écrit, avec des visuels. On accepte que quelqu’un marche ou bouge pendant une réunion. «Souvent, c’est le contraire de l’absence : c’est de l’engagement.» Des ajustements simples — horaires flexibles, postes mobiles — font une significant sans coûter cher.
Les proches aidants fournissent en moyenne 30 heures de soins par semaine. Près de la moitié se sentent épuisés. Un quart évaluent leur santé mentale comme mauvaise. Pourtant, beaucoup ne s’identifient pas comme aidants avant l’épuisement. «Les politiques qui obligent à justifier créent des obstacles», dit Christa Haanstra. Une approche «sans explication» permet de reduce la stigmatisation. Chez BGO, on va plus loin : un programme de coaching pour les mères au retour du congé parental vise à transformer l’expérience d’aidante en compétence de leadership. «L’écart n’était pas lié au travail. Il concernait la confiance.» La santé mentale, ce n’est pas seulement un avantage — c’est une lifelong , soutenue par des politiques qui évoluent avec la vie.
La démission de Supreet résume tout : quand la flexibilité disparaît, les femmes partent.
Et les hommes dans tout ça ? Ils sont aussi aidants, mais on parle surtout des femmes. Est-ce fair juste ?
«Pas besoin d’être clinicien, mais savoir tenir une conversation» — voilà ce que devraient apprendre tous les gestionnaires.
Mon entreprise propose 4 séances de thérapie via le PAE. Après, c’est à moi de payer. C’est de la geste symbolique, pas du soutien.
Je marche aussi pendant les appels. Personne ne me dit rien. Mais j’ai de la chance, mon équipe comprend.
La ménopause au travail ? Encore un tabou. On en parle en chuchotant, comme si c’était honteux.
1,3 milliard de dollars de perte de productivité… Les entreprises ignorent ça à leurs risques et périls.
Transformer le rôle d’aidante en compétence de leadership ? C’est brillant. Enfin une reconnaissance.