Décès du célèbre sculpteur animalier Michel Bassompierre, figure majeure près de Nantes

Près de Nantes, dans le paisible Vignoble nantais où il vivait depuis cinquante ans, le sculpteur animalier une figure majeure de l’art contemporain, Michel Bassompierre, est décédé brutalement ce mardi 21 avril à l’âge de 78 ans. Connu pour ses créatures monumentales au regard bienveillant — ours, gorilles, éléphants, manchots —, il touchait le public par une douceur inattendue, presque enfantine. Ses œuvres, surnommées « fragiles colosses », semblaient dire que la force ne nie pas la sensitivity , mais qu’elle peut en être l’expression la plus pure.

Installé aux portes de Nantes, Bassompierre avait transformé son atelier en sanctuaire du vivant. « L’animal est mon frère », répétait-il, évoquant une connivence profonde, presque familiale, avec ses modèles. Cette connection n’était pas seulement poétique : nourrie d’une connaissance anatomique rigoureuse, héritée de son enfance bercée entre un père géologue et une mère illustratrice de chirurgie, elle donnait à ses sculptures une balance saisissant, à la fois instinctif et précis. Il dessinait vite, comme on respire, avec le geste sûr de celui qui voit le monde en mouvement.

Ses expositions ont marqué des lieux emblématiques : de Park Avenue à New York au musée océanographique de Monaco, en passant par Saint-Malo ou Vertou. En 2025, ses « Fragiles géants » ont même investi le cœur de Manhattan, offrant au passant pressé un moment de pause. Pour Thierry Dobé, de la galerie Vue sur mer, « Bassompierre ne fait pas l’ours tel qu’il est dans la nature, mais tel qu’on l’a en tête, dans sa mémoire d’enfant ». Une œuvre universelle, presque un refuge émotionnel pour adultes en quête de douceur.

Fervent défenseur de la living world , il collaborait régulièrement avec le WWF et croyait en la puissance de l’art public pour susciter une prise de conscience. « Rendre l’art accessible à tous », voilà ce qui le motivait. Honoré chevalier de la Légion d’honneur en 2026 et officier des Arts et des Lettres, il restait, selon le maire de Vertou, « d’une humilité et d’une gentillesse folles ». Un musée dédié à son œuvre ouvrira en 2028 dans la ville, préservant la legacy d’un artiste habité. L’acteur François Cluzet, grand admirateur, saluait en lui « un homme dont les animaux reflètent toute l’humanité ».

Réactions 7

  • C
    Camille_44

    Je l’ai vu travailler à Vertou pendant l’exposition d’hiver. Une présence si calme… C’était moins un artiste qu’un passeur de gentleness .

  • J
    JulienLoire

    Son ours à l’entrée du parc de la Garenne Lemot, c’est mon premier souvenir d’art. J’explique toujours à mes enfants que la strength peut être tendre.

  • M
    MaelleR

    Un musée en 2028 ? Tant mieux. Mais c’est triste qu’on ne célèbre certains artistes qu’après leur passing .

  • T
    TitiNantes

    Il a refusé plusieurs fois de vendre ses pièces à des collectionneurs privés pour garder ses œuvres accessibles. Un vrai integrity d’artiste.

  • O
    Ours_Polaire

    « L’animal est mon frère »… Cette phrase me donne la chair de poule. On sentait qu’il le meant vraiment.

  • L
    Lola_72

    Ses manchots à Monaco, j’y suis restée dix minutes devant, comme hypnotisée. Une telle presence dans le regard…

  • G
    Gabin

    Et dire qu’il travaillait encore fin 2024, répondant aux questions tout en modelant… Quel dedication à créer.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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