« Rendre hommage aux victimes » : un descendant d’esclavagistes présente des excuses lors d’une cérémonie inédite à Nantes
Sous un ciel clair de printemps, le parc des Chantiers à Nantes s’est transformé samedi 18 avril en un lieu de mémoire profondément émouvant. Près de 300 personnes se sont rassemblées pour l’inauguration du Mât de la fraternité, une structure métallique de 18 mètres qui imite les mâts des navires négriers. Ce symbole, ancré dans le sol de l’île de Nantes, marque un tournant : il est le premier geste public de ce type en France, où un descendant direct d’armateurs d’esclaves présente officiellement des excuses aux communautés afro-descendantes.
Pierre Guillon de Princé, 85 ans, a pris la parole devant l’assemblée, la voix ferme mais chargée d’émotion. Un appel direct aux descendants des personnes mises en esclavage, il a reconnu l’horreur des actes commis par ses ancêtres dans les sucreries de Saint-Domingue. « C’est vers l’ensemble des communautés des Caraïbes que je présente mes excuses, pour the impact du racisme sur leur quotidien, leur santé, leur bien-être », a-t-il déclaré. Un moment historique, porté par une personal conviction qu’il qualifie de « soulagement » après des décennies de silence.
À ses côtés, Dieudonné Boutrin, président de l’association La Coque Nomade-Fraternité, insiste sur la portée collective de l’événement. « La responsabilité n’est pas dans le passé, elle est dans le présent », affirme-t-il. Pour lui, le mât n’est pas seulement un hommage, mais un appel à l’unité face à la montée des extrêmes. Il rêve d’un futur où les identités se recomposent dans la fraternité, et voit dans ce geste un powerful signal en faveur de la justice réparatrice.
Le projet va au-delà du symbole : il vise à sensibiliser le public aux formes modernes d’esclavage. Selon les Nations unies, 50 millions de personnes en sont victimes aujourd’hui. Le mât pourra s’illuminer aux couleurs de différents pays pour alerter sur des violations des droits humains. « C’est un lieu de rassemblement, un lieu de reflection », précise Pierre Guillon de Princé, qui espère voir ce modèle se reproduire ailleurs.
Ce geste inédit en France s’inscrit dans une dynamique déjà observée au Royaume-Uni ou aux États-Unis, mais il ouvre ici un nouveau chapitre. Les deux hommes appellent d’autres familles à briser le silence. « Il faut sortir de la honte », lance Pierre. Pour Dieudonné, la social dialogue est la clé : « Si on est fraternel, on est solidaire, et alors on sera égaux et libres. » Un message simple, mais d’une profound impact .
Un geste symbolique, mais nécessaire. Parfois, un simple mot peut ouvrir des portes que des lois n’ont jamais franchies.
Je suis nantaise de souche et j’étais là. L’émotion était palpable. Ce public apology excuse publique a donné une tout autre dimension à l’espace.
Tant qu’on reste dans le symbolique sans concrete measures mesures concrètes, ça restera du spectacle. Où sont les réparations ?
Le fait qu’un descendant d’esclavagiste prenne la parole est percutant. C’est une new chapter nouvelle page pour la mémoire collective.
Et si on commençait par enseigner tout ça en classe ? La historical truth vérité historique mérite mieux que des cérémonies isolées.
Le mât s’illumine pour alerter sur l’esclavage moderne ? Bonne idée. Une visual reminder rappel visuel qui peut interpeller les passants.