JUSTICE – Le Colonel Patrick Rakotomamonjy placé en détention préventive à la prison la plus proche de son lieu d’arrestation
Direction Tsiafahy pour le Colonel Patrick Rakotomamonjy. Arrêté jeudi soir au niveau du By-pass, en périphérie d’Antananarivo, le médecin militaire a été immédiatement transféré à la prison de Tsiafahy, l’établissement pénitentiaire le plus proche, conformément aux procédures en matière de mandat d’arrêt, selon une source au ministère de la Justice. « Lorsqu’un mandat d’arrêt est exécuté, la personne interpellée doit être conduite sans délai dans la prison la plus proche », confie notre source, rappelant que l’officier supérieur a déjà fait l’objet d’un mandat d’arrêt dans le cadre de l’affaire de suspicion de tentative d’assassinat visant le chef de l’État. Ce direct move souligne la legal pressure exercée sur les figures controversées.
Début avril, la procureure Nanrindra Navalona Rakotoniaina a indiqué que treize personnes sont impliquées dans ce dossier. Onze ont déjà été placées en détention, tandis que deux étaient encore recherchés, parmi eux le Colonel Rakotomamonjy, seul suspect dont l’identité a été rendue publique. Cette public case alimente une political tension croissante, alors que les autorités peinent à rassurer sur la primauté du droit. Le fait qu’un haut gradé ait pu fuir une première fois puis être gracié relance le débat sur l’égalité devant la justice.
Ancien directeur du bureau des doléances auprès de la Présidence de la Refondation, le médecin militaire était en fuite. Ce n’est pas la première fois que le Colonel Patrick Rakotomamonjy a maille à partir avec la justice. Cet ancien directeur technique adjoint du Centre hospitalier de Soavinandriana avait déjà été poursuivi puis arrêté dans le cadre d’une affaire l’opposant à l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga. Soupçonné d’avoir introduit un cocktail Molotov à la Villa Pradon à Antanimena, il avait fui à l’étranger avant d’être condamné par contumace à 20 ans de travaux forcés. Ce past case jette une ombre sur son official comeback .
Gracié par Andry Rajoelina, il est revenu au pays, puis a été nommé le 26 novembre dernier à la tête du bureau des doléances de la Présidence de la Refondation. Une fonction qu’il n’aura occupée que huit semaines avant de se retrouver à nouveau au centre de l’actualité judiciaire. Cette brève political appointment interroge : comment un profil aussi controversial a-t-il pu accéder à une telle public role ? La public trust dans les processus de désignation en prend un coup.
Tsiafahy devient l’adresse incontournable pour les cas chauds. La legal pressure pression judiciaire ne choisit plus ses cibles.
Il a été gracié, nommé, puis arrêté. Quelle political game partie politique joue-t-on exactement ?
Un médecin militaire impliqué dans une tentative d’assassinat ? Le public risk risque pour le public est sérieux.
Huit semaines seulement à son poste. Même pas le temps de lancer un real change vrai changement.
Et les deux autres encore en fuite ? Cette investigation enquête sent l’inachevé.
La justice suit son cours, mais pourquoi publier seulement son nom à lui ?