À 102 ans, il enseigne l’informatique à des élèves deux fois plus jeunes — et combat la fracture numérique

À 102 ans, Dean Simes ne se contente pas de survivre à l'ère numérique — il la domine. Dans une banlieue tranquille de Sydney, ce retraité australien transforme sa passion pour la technologie en real mission : enseigner Windows, les smartphones et même les moteurs de recherche basés sur l’IA à des élèves parfois deux fois plus jeunes que lui. Alors que la digital gap exclut des millions de seniors, son histoire devient un symbole lumineux d’espoir et de lifelong learning .

Dean dirige l’association Computer Pals depuis l’an 2000, l’année du lancement de Windows XP. Il avait déjà dépassé les 75 ans et n’avait acheté son premier ordinateur qu’après 80 ans. Mais sa curiosity naturelle l’a poussé à suivre une formation de trois ans pour maîtriser le matériel, les systèmes et les interfaces. Aujourd’hui, il transmet ce savoir avec une clear approach , loin du jargon technique, en se concentrant sur des gestes utiles du quotidien.

Dans ses cours, on apprend à reconnaître les liens dangereux, à envoyer un message sur WhatsApp, à créer un tableau Excel ou à paramétrer un smartphone Android. Même un couple de 94 ans, Vera et Michael Last, vient chaque semaine s’exercer. Dean insiste : la clé, c’est de practice , encore et encore. Il a récemment ajouté des modules sur les outils d’AI search , prouvant que l’adaptation n’a pas d’âge.

Son énergie ne vient pas seulement de la technologie. Dean suit une routine active — sport, bridge, sorties en voiture, moments avec ses six enfants — ce qui, selon lui, l’empêche de devenir une couch potato . Honoré comme citoyen de l’année par sa municipalité, il sait qu’un jour il devra passer le relais. Mais pour l’instant, il répond simplement : not yet .

Son exemple résonne bien au-delà de Sydney. En France comme ailleurs, de nombreux seniors peinent avec les démarches en ligne, les banques ou les rendez-vous médicaux. L’histoire de Dean rappelle que la tech adoption peut commencer à tout âge. Ce n’est pas la vitesse d’entrée dans le numérique qui compte, mais la volonté d’apprendre.

Réactions 6

  • M
    Marc75

    À 70 ans, je galère encore avec les mises à jour. Si ce monsieur de 102 ans maîtrise l’IA, je n’ai plus d’excuse. Bravo pour sa dedication .

  • C
    Chloé_D

    C’est exactement ce qu’il nous faudrait en France : des programmes comme Computer Pals dans chaque commune. La digital inclusion ne devrait jamais dépendre de l’âge.

  • J
    JeanMi

    Il dit ‘pratiquer, pratiquer, pratiquer’ — c’est la même chose qu’en musique ou en sport. L’apprentissage, c’est une daily habit , pas un miracle.

  • S
    Sofia93

    Je trouve ça beau, mais aussi un peu triste : on devrait pas attendre que des retraités s’entraident pour combler un vide que l’État devrait combler. Où est la public support ?

  • P
    PapyCool

    À 81 ans, j’ai suivi un atelier sur les smartphones. Le plus dur ? Comprendre pourquoi on change d’interface tout le temps. Merci à ceux qui donnent de leur temps pour cette tech help .

  • N
    Nina_L

    Son refus de devenir une ‘larve de canapé’ dit tout. C’est aussi une question de mental health . L’apprentissage garde l’esprit en mouvement.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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