One Health : les villes, au carrefour des trois santés, appelées à agir

Les villes sont désormais au cœur de la new approach One Health, un cadre qui relie la human health , la santé animale et celle des ecosystems . Lors du sommet international « One Health » organisé à Lyon en avril 2026, une soixantaine d’États et d’organisations ont réaffirmé leur commitment à renforcer la coopération mondiale sur la recherche, la surveillance sanitaire et la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Mais cette fois, le regard se tourne vers les territoires, notamment les urban areas , où les crises sanitaires, climatiques et alimentaires se croisent de manière criante.

Un appel a été lancé par les maires de Lyon et d’Akonolinga (Cameroun) pour créer une international coalition de villes, baptisée « One Health Cities Alliance ». Selon eux, les villes subissent de plein fouet les effets du climate disruption et de la perte de biodiversité, mais elles ont aussi un unique position à jouer. « Elles sont idéalement placées pour traduire cette approche en actions concrètes », affirme Grégory Doucet. Cette alliance, qui démarrera avec une dozen cities , vise à partager les connaissances et à accélérer des politiques urbaines intégrées.

Le projet européen « One Health for Cities », récemment achevé, a déjà produit un guide pratique pour les collectivités. Il insiste sur la nécessité d’une strong governance et transversale, car les décisions en matière d’urbanisme, d’espaces verts ou de gestion des waste ont un impact direct sur la santé. Maude Luherne du Réseau français villes-santé souligne l’exemple de l’alimentation : « Le bio a un real impact sur la santé des enfants et sur celle de la terre. » L’approche valorise les co-benefits et exige de penser 'santé' avant toute action.

Au niveau national, le gouvernement lance une nouvelle stratégie santé-environnement fondée sur le principe « Une seule santé », avec des priorités comme les perturbateurs endocriniens, les PFAS ou la air pollution . Le quatrième programme national pour l’alimentation (PNA4) et le cinquième programme nutrition santé (PNNS5) seront aussi alignés sur cette vision. Véronique Garnier, élue en charge de cette transition, parle d’un strong commitment et annonce la participation active des collectivités à l’élaboration de ces politiques.

Enfin, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a rendu un avis clair : pour anticiper une future crise sanitaire, il faut partager les données entre réseaux de santé et d’environnement, de façon éthique et sécurisée. Les territoires sont vus comme le niveau le plus pertinent pour identify needs et adapter les réponses. Le Cese recommande aussi de systématiser les retours d’expérience pour ne plus partir de zéro face à une health crisis .

Réactions 6

  • M
    MarcToulouse

    C’est bien beau tout ça, mais qui funds ces projets sur le terrain ? Les villes ont déjà du mal à boucler leurs budgets.

  • L
    Lina_Env

    On parle enfin des co-benefits ! Moins de pollution, meilleure alimentation, plus d’espaces verts… c’est gagnant-gagnant pour tout le monde.

  • P
    Philippe75

    Et pendant ce temps, les local actions sont bloquées par des silos administratifs. La transversalité, on en parle depuis des années.

  • Z
    Zoé_Croissy

    Le fait que Croissy-sur-Seine soit citée donne un peu de concrete hope à tout ça. Enfin des exemples proches.

  • S
    Samir_Ouest

    La data sharing entre santé et environnement, c’est utile, mais attention aux dérives de surveillance.

  • É
    Élise_Nat

    Et les vulnerable populations dans tout ça ? Elles sont souvent les premières touchées, mais rarement au cœur des solutions.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

[email protected]