Mobilisation étudiante contre la loi Yadan : la liberté académique au cœur du conflit

Des dizaines d’étudiants ont occupé les campus de Sorbonne-Université et de Sciences Po Paris pour protester contre la proposition de loi Yadan, perçue comme une menace directe sur academic freedom . Ces actions, pacifiques selon les organisateurs, visent à dénoncer non seulement cette loi, mais aussi les partenariats entre leurs universités et des institutions israéliennes accusées de complicité dans la colonisation en Palestine. Dans la cour centrale de la Sorbonne, des tentes et des banderoles ont été installées, transformant un espace habituellement réservé aux cours en political statement .

La loi, portée par la députée Caroline Yadan, vise à renforcer la répression des discours assimilés à l’apologie du terrorisme, notamment en interdisant de présenter certains actes comme des formes de resistance . Pour les étudiants mobilisés, cette formulation ouvre la porte à une censure généralisée de toute critique envers l’État d’Israël. « Cette loi ne lutte pas contre l’antisémitisme, elle étouffe le débat », a affirmé Cassandra, militante de l’organisation étudiante le Poing levé, soulignant que le mouvement s’inscrit dans une mobilisation de longue date.

Le climat dans les campus reste tendu mais calme. Entre 60 et 100 personnes se sont rassemblées devant l’entrée de la Sorbonne, scandant des slogans comme « Palestine vivra, Palestine vaincra ». Sur les réseaux sociaux, les étudiants appellent à un soutien massif, dénonçant ce qu’ils appellent une loi d’influence étrangère rédigée sous pression du gouvernement israélien. Le choix de Sciences Po, institution emblématique des sciences sociales françaises, comme lieu de mobilisation renforce la portée symbolique de l’action.

Les directions universitaires réagissent avec fermeté. Sciences Po affirme qu’elle « ne cédera jamais face aux intimidations de groupes militants radicaux » et promet de restaurer rapidement free research . En revanche, Sorbonne-Université n’a pas encore publié de déclaration officielle. À CentraleSupélec, où l’action s’est limitée à l’affichage d’une banderole, les cours se déroulent normalement, montrant que la mobilisation, bien que présente, reste limited à certains sites.

La proposition de loi sera examinée jeudi à l’Assemblée nationale. Entre désinformation, liberté d’expression et pression géopolitique, ce débat met en lumière une tension croissante entre public trust dans les institutions académiques et les enjeux de neutralité. Pour beaucoup d’étudiants, il ne s’agit pas seulement de politique étrangère, mais de savoir quel type de recherche et de débat leur université veut autoriser.

Réactions 6

  • M
    Marc75

    Occupation de la Sorbonne ? On est en 2026, pas en 68… La academic freedom ne passe pas par le blocage des locaux.

  • C
    Chloé_Lyon

    C’est ironique : ils réclament la liberté d’expression mais veulent couper les ponts avec des universités entières. Où est la open debate là-dedans ?

  • T
    Tariq_93

    La vraie question c’est : jusqu’où l’État peut-il aller pour control speech sous couvert de sécurité ? Cette loi sent la censure.

  • É
    Élodie

    Le calme dans l’action est important. Tant qu’il n’y a pas de violence, le droit de manifester dans l’university space doit être respecté.

  • P
    PascalM

    Sciences Po qui parle de « groupes radicaux »… alors que des étudiants font des sit-in pacifiques. Un peu de proportion, non ? La public trust dans ces écoles s’effrite.

  • N
    Nina_21

    Ils ont raison de s’inquiéter. Si on ne peut plus critiquer une politique sans être accusé d’apologie du terrorisme, c’est la fin de tout critical thinking .

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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