Endurance : Peugeot s'accroche à son rêve, Alpine prépare son départ

Alors que le championnat du monde d’endurance (WEC) reprend ce dimanche à Imola, les regards se tournent vers un contraste frappant entre deux marques françaises : une nouvelle saison commence, mais pour l’une, c’est aussi une fin. Peugeot, malgré des résultats encore timides, confirme son engagement jusqu’en 2029, tandis qu’Alpine, après une victoire historique à Fuji, s’apprête à quitter le WEC à l’issue de la campagne. Ce départ, annoncé par le groupe Renault, s’inscrit dans une cost-cutting visant à concentrer les ressources sur la Formule 1.

Le moment du retrait est mal choisi : Alpine venait de montrer son potentiel avec une win en 2024, et son nouveau pilote, Victor Martins, arrivait avec un profil prometteur. Pourtant, Philippe Sinault, le patron des « Alpinistes », refuse l’idée d’une saison sans enjeu : « Ce ne sera pas une saison au rabais », affirme-t-il, soulignant que les resources et l’commitment restent intacts. Cette détermination, même face à une décision disappointing , donne une dimension humaine à la compétition.

De l’autre côté, Peugeot incarne la persévérance. Après une entrée en scène difficile en Hypercar, avec seulement deux podiums en 2025, la marque du Lion aurait pu jeter l’éponge. Mais Alain Favey, son nouveau directeur général, a choisi de continuer, malgré les losses massives de Stellantis. « Participer au WEC, c’est montrer ce que peut faire notre marque », insiste-t-il. La présentation de la 9X8 à Paris, avec sa livrée zébrée noire, blanche et rouge, est un appel au rêve : « Je trouve déjà que les couleurs sont sympas. Elles me parlent », lance le pilote Loïc Duval.

Le vrai test viendra en 2027, avec une nouvelle Hypercar en préparation à Satory. D’ici là, l’objectif est modeste mais réaliste : figurer régulièrement dans le top 6. Pour Théo Pourchaire, nouveau visage du projet Peugeot, l’enjeu dépasse la performance : « Le Mans, c’est magique ! », s’enthousiasme-t-il. À 22 ans, il incarne une new generation de pilotes portés par l’émotion autant que par la technique. Le rendez-vous en Sarthe, en juin, sera chargé de symbolisme : il y a 100 ans, Peugeot faisait ses premiers pas à la course reine.

Réactions 6

  • P
    PitLane78

    C’est triste pour Alpine, ils venaient juste de monter en puissance. Cette decision sent le court-termisme.

  • T
    TigreBlanc

    Peugeot qui tient bon malgré les financial pressure , c’est un vrai message de confidence envers le sport auto français.

  • S
    SchumiFan94

    Victor Martins, c’est un sacré remplacement. J’espère qu’il aura le temps de briller avant la fin du programme.

  • M
    MansLegende

    Les 24 Heures du Mans, c’est autre chose. Même sans victoire, être là-bas, c’est déjà une win .

  • M
    MoteurV6

    Et pendant ce temps, Ferrari défend ses titres sur ses terres… Le competition s’annonce intense malgré les départs.

  • C
    ChronoAlu

    Ils parlent de rêve, mais à combien de cost ? Le sport auto devient trop cher pour les constructeurs traditionnels.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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