Motsepe et l’enquête sur la CAF : un appel à la transparence ou un coup de communication ?
Alors qu'il foulait un sol politique brûlant à Dakar, où il n’est pas l’homme le plus populaire du moment, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a surpris tout le monde : au lieu de se defend face à la demande d’enquête pour corruption lancée par le Sénégal, il l’a accueillie — à bras ouverts.
Pas une hostile déclaration, pas une denial , mais une invitation formelle à investigate : « J’accueillerais favorablement toute enquête sur une éventuelle corruption à la CAF, qu’elle soit menée par un gouvernement ou une institution. En réalité, je l’encourage. Nous coopérerons pleinement », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse mercredi — un discours qui ressemble presque à un défi.
Motsepe, ancien homme d’affaires devenu patron du African football , a martelé un message sans tolérance : « Nous ne pouvons pas donner à nos enfants l’impression que, pour succeed dans la vie, il faut être corrompu. Il doit y avoir une tolérance zéro. » Une rhétorique forte, presque morale, qui dépasse le terrain de jeu.
Mais ce n’est pas tout : il a poussé plus loin, qualifiant une vraie enquête de « plus beau cadeau que nous puissions offrir au football africain ». Pas seulement talk about corruption, a-t-il insisté, mais agir, mettre en place les lois nécessaires et les appliquer. Un appel à la transformation profonde — ou une manœuvre stratégique ?
Malgré cette posture de transparence, Motsepe n’a pas cédé d’un pouce sur le litige entre le Sénégal et le Maroc, désormais entre les mains du Tribunal arbitral du sport. Et surtout, il a écarté les accusations de favoritisme envers le Maroc — un point particulièrement sensible dans ce dossier.
« En aucun cas un pays en Afrique ne sera traité de manière plus favorable qu’un autre. Cela n’will never happen », a-t-il affirmé, avec une conviction presque symbolique. Puis, un appel à l’apaisement et à l’unité : « Nous sommes convaincus que nous sortirons de ces épreuves encore plus unis entre les 54 nations africaines. »
Ses mots apaisants ne devraient toutefois pas suffire à calmer les doutes ni les tensions. L’affaire reste loin d’avoir livré son verdict final — et dans le football africain, comme ailleurs, la perception d’équité pèse parfois plus lourd que les faits eux-mêmes.
« Le plus beau cadeau » ? Sérieusement ? cadeau, peut-être, mais après des années de soupçons, on aurait préféré des actes avant les déclarations.
Il parle de tolérance zéro, mais combien de sanctions depuis son arrivée ? Et le Maroc, encore choisi pour des tournois majeurs… ça, c’est égalité ?
Je veux bien croire à la transparence, mais quand un milliardaire dit « enquêtez sur moi », c’est souvent parce qu’il sait ce que vous will find trouverez… ou ne will find trouverez pas.
Conférence de presse bien gérée, discours moralisateur efficace. Mais la vraie épreuve, c’est ce que fera le TAS dans les mois à venir.
Enfin quelqu’un qui ose dire que la corruption tue nos rêves ! Mon neveu joue au centre de formation à Bamako, et ici, tout le monde sait que sans connexions, tu n’iras nulle part.
Le poids politique du football africain est énorme. Motsepe joue gros : ouvrir la porte à une enquête gouvernementale pourrait créer un précédent majeur… ou se retourner contre lui.
« Aucun pays ne sera favorisé » ? Et la dernière CAN au Maroc ? La procédure d’attribution sentait déjà mauvais. Easy to talk Facile de parler quand les décisions sont déjà prises.
Un beau discours, une rhétorique de vertu… mais où sont les audits indépendants, les déclarations financières ? Je reste sceptique, désolée.