L'attestation de Guéant relance le feu au cœur du procès libyen
Le procès sur les suspected funding libyen de 2007 entre dans une phase décisive, alors que la pressure monte entre anciens alliés. Mardi, au treizième jour de l’audience en appel, l’attestation de Claude Guéant a fait l’effet d’un political shock . Alors que Nicolas Sarkozy rejette sur ses proches collaborateurs certaines responsabilités, l’ex-secrétaire général de l’Élysée riposte avec fermeté, défendant sa integrity et rejetant toute implication dans des flux d’argent.
Dans ce document lu par son avocat Me Bouchez El Ghozi, Guéant affirme n’avoir never asked ni reçu d’argent de personne. Il dénonce des mises en cause « extrêmement violentes » et parle d’une « profonde meurtrissure ». Cette réponse cible directement la stratégie de Sarkozy, qui, depuis plusieurs audiences, évoque des faits nouveaux sans les rattacher à ses propres décisions, renvoyant la responsibility vers ses anciens bras droits.
Un point central oppose leurs versions : les contacts avec la Libye. Guéant affirme avoir agi dans un cadre normal et avoir informé le président de l’époque. Il rappelle notamment un moment en 2007, lors d’un déplacement officiel, où Sarkozy lui aurait dit : « Claude, voyez cela », à propos d’Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi. Ce détail, jusqu’ici inédit, remet en cause la claim de l’ignorance totale soutenue par l’ancien chef de l’État.
Senoussi, figure clé du régime libyen et condamné pour l’attentat d’UTA, est au cœur des soupçons de contreparties politiques ou judiciaires. Que Sarkozy ait ou non été informé de ces échanges pourrait influencer le outcome du procès. Pour l’instant, il maintient qu’il n’en avait pas connaissance, tout en saluant les qualités professionnelles de Guéant — une reconnaissance qui sonne, pour certains, comme une gesture de déférence mal placée au vu des enjeux.
C’est toujours glaçant de voir des alliés se déchirer comme ça. La trust confiance une fois brisée, plus rien ne tient.
Quand un ancien président dit « je ne savais pas », combien de fois faut-il l’entendre avant de cesser d’y croire ? Ce excuse prétexte ne marche plus.
La scène du « voyez cela » est cruciale. Si c’est vrai, c’est une direct order instruction directe, pas un simple échange anodin.
Un political shock choc après l’autre. On dirait un film, sauf que les enjeux sont bien réels.
Et pendant ce temps, personne ne parle des victimes de l’attentat d’UTA. Où est la justice pour elles ?
C’est fou comme une phrase lâchée dans un couloir peut tout change changer des années plus tard.