« Je n’y adhère pas » : le projet de méga ferme de saumons Pure Salmon critiqué par la ministre de la Transition écologique
« Ce n’est pas un projet d’aquaculture » : la prise de parole de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a fait big impact ce mercredi 15 avril. Interrogée au Sénat, elle a clairement indiqué qu’elle n’était personally pas favorable au projet de mega farm à saumons Pure Salmon, prévu au Verdon-sur-Mer, en Gironde. Selon elle, ce projet industriel manque de solid foundation et ne relève pas de l’aquaculture au sens propre.
Le projet, qui vise à produire 10 000 tonnes de saumons par an dans 24 cuves fermées, suscite une forte public pressure . Les opposants, dont l’ONG Seastemik, mettent en avant une énorme dépense énergétique et un impact sur les écosystèmes marins, notamment via la pêche de 2,7 kilos de poisson pour nourrir chaque saumon adulte. « On est vraiment sur un projet démésuré », affirme Esther Dufaure, cofondatrice de l’ONG.
Pure Salmon, financé par un fonds d’investissement singapourien, défend en revanche un enjeu de food sovereignty : 99 % du saumon consommé en France est importé. L’entreprise promet un controlled impact sur la biodiversité, un animal welfare respecté et une chaîne d’approvisionnement traçable. Le projet prévoit aussi la création de près de 400 emplois, un argument économique fort pour la région.
Malgré l’avis favorable de la commission d’enquête le 24 mars, le dernier mot revient au préfet, qui n’a pas encore rendu sa final decision . Entre-temps, le Conseil départemental de l’environnement (Coderst) doit se réunir pour émettre un avis consultatif. Une political signal fort a déjà été donné : la ministre appelle à protéger les filières locales, notamment la pêche artisanale, menacées par de tels projets industriels.
Une proposition de loi, soutenue par une centaine de députés, demande un moratoire de dix ans sur ces « fermes-usines ». Vingt-sept ONG ont signé un Appel pour l’océan, dénonçant un risque pour l’estuaire de la Gironde, le plus grand d’Europe. Le collectif « Usines de saumons, non merci » prévoit des rassemblements les 25 et 26 avril. La public debate ne fait que commencer, entre economic opportunity et environmental risk .
400 emplois, c’est pas rien pour une zone rurale. Mais est-ce que long-term cost le coût à long terme sur l’environnement vaut le coup ?
La ministre dit que c’est « pas de l’aquaculture ». Alors c’est quoi ? Une usine à saumons ? Exactement ce qu’on dénonce. Hypocrisie totale de ceux qui parlent de sustainable food nourriture durable.
Importation à 99 % ? On est too dependent trop dépendants. Il faut bien produire localement, mais proprement.
« Technologie éprouvée » ? Par qui ? Où ? Je veux des concrete proof preuves concrètes, pas du marketing.
La pêche artisanale, c’est notre mode de vie. On ne va pas la sacrifier pour une industrial project projet industriel risqué.
Le préfet suit un cadre légal strict. La position de la ministre est moral support un soutien moral, mais elle n’impose rien. Qui a vraiment le final say dernier mot ?