Un quart de finale sur un terrain de fortune : le football féminin à l’épreuve des infrastructures

Un terrain bicolore, des vestiaires partagés, des douches froides — voilà le décor dans lequel les joueuses de Servette Chênois ont dû disputer un quart de finale de play-off féminin. À Aarau, samedi, malgré une victoire 1-2 arrachée contre l’adversaire local, l’ambiance n’était pas à la fête. «Cela fait mal au cœur de jouer un tel match sur une pelouse pareille», lâche Elodie Nakkach, visiblement frustrated . Le stadium de Schachen, utilisé pour l’occasion, semble appartenir à une autre ère, loin des standards attendus même pour un championnat semi-professionnel.

Pire encore : les visiting ont dû partager leur vestiaire avec une autre équipe, une situation inimaginable dans le football masculin selon leurs dires. «Je ne pense pas que pour les hommes, il y ait des gens juste avant dans le vestiaire», souligne Nakkach, rappelant que le match se jouait dans un contexte de tournoi national. Même la shower était commune, comme dans les catégories jeunes ou amateurs. Et pourtant, le Brügglifeld, le grand stade de la ville, était libre ce jour-là. La météo, elle, était perfect .

Le problème ne date pas d’hier. Yoann Brigante, entraîneur de Servette, évoque des issues récurrents à Aarau : clés perdues, eau froide, manque d’organisation. «Cela s’est amélioré, heureusement. Mais on est encore très très loin du professionnalisme attendu.» Le président du club admet que le classement médiocre d’Aarau (8e) ne pousse pas les authorities à investir. «Ouvrir les grands stades, cela a des costs importants», justifie-t-il, tout en regrettant un manque de soutien politique — contrairement à Zurich, où le support est plus marqué.

Malgré tout, les Grenat ont fait un pas vers les demi-finales. Mais elles ont manqué de réalisme : plusieurs occasions, peu de buts. «On doit kill les occasions», insiste Nakkach après la réduction du score en 89e minute. Le retour, vendredi, se jouera au Stade de Genève, à la Praille. «Qu’ils nous ouvrent le stade, cela montre qu’ils nous font trust », dit-elle avec fierté. En espérant que le public réponde présent — l’équipe masculine n’ayant plus rien en jeu cette saison.

Réactions 8

  • T
    Tifosa92

    Ça me hurts de voir ça. On parle d’un quart de finale, pas d’un match de district.

  • C
    CoachLéman

    Des vestiaires partagés ? En 2026 ? C’est inacceptable pour un match officiel.

  • G
    GenèveEnFolie

    Au moins, elles ont gagné. Mais imaginez si elles avaient perdu à cause du terrain ?

  • M
    MarocSwiss

    Elodie Nakkach a raison : le progress est lent, même après l’Euro.

  • A
    AarauLocal

    Schachen n’est pas idéal, mais c’est ce qu’on a. Les fonds publics ne tombent pas du ciel.

  • S
    StadeDreamer

    J’espère que la Praille sera pleine vendredi. C’est le moment de show qu’on soutient le féminin.

  • F
    FootPhil

    Le football féminin monte en puissance, mais les infrastructures restent au Moyen Âge.

  • R
    Realiste69

    Tant que les investissements ne suivront pas, on tournera en rond.

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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