Jordan Bardella rencontre les patrons ce lundi : le Medef attend le président du Rassemblement national au tournant
Ce lundi, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), meets les plus grands patrons français réunis par le Medef, dans un climat de high pressure . L’enjeu est clair : le patronat exige des concrete measures sur les retraites et le coût du travail. Après le dîner houleux entre Marine Le Pen et une dizaine de PDG il y a deux semaines, ce déjeuner s’annonce comme un key moment dans la stratégie du RN pour s’attirer la confiance du monde économique.
Le Medef, qui organise une série de rencontres avec tous les chefs de parti en vue de l’élection présidentielle de 2027, sait que celle-ci attire tous les regards. « Je veux dégonfler cette baudruche qui consiste à dire que le patronat a basculé RN », a prévenu Patrick Martin, son président. Pourtant, derrière cette mise en scène de neutralité, les adhérents du Medef restent firmly opposed à la gauche radicale, tandis que le RN tente de se présenter comme une alternative pro-business.
Mais le economic program du RN peine encore à se dessiner. « Je suis incapable de dire quelle est la doctrine économique du RN », reconnaissait Patrick Martin mi-janvier. Lors du déjeuner, les patrons comptent bien interroger Bardella sur la compétitivité des entreprises, le funding du modèle social et, surtout, la réforme des retraites. « Je lui poserai la question : à quelle date prévoit-il la retraite à 67 ans ? », s’amuse un membre du bureau, persuadé que Bardella will dodge .
Les patrons ne veulent pas servir de caution. Ils savent que Bardella joue la carte de la seduction , avec une ligne a priori plus libérale que celle de Marine Le Pen. « Sa sensibilité libérale est tactique », lâche un membre du Medef. L’objectif des grandes entreprises ? test le candidat, mesurer sa credibility , et surtout éviter d’être instrumentalisés. Le spectre du dîner récent avec Le Pen plane : une heure trente de débats tendus, peu d’écoute, et un clash de visions.
À ce dîner, présidé par Paul Hermelin, les patrons de LVMH, Axa, Renault ou Engie ont questionné Marine Le Pen sur le financement de la protection sociale, les normes, ou encore l’énergie. Bernard Arnault, silencieux, a laissé Henri de Castries défendre la TVA sociale. Le Pen, inflexible, a martelé le rôle central de l’État. « L’État, l’État, l’État, elle n’avait que ce mot à la bouche », s’agace un témoin. Sur les retraites, elle n’a pas tranché. Sur la sortie du marché européen de l’énergie, elle reste intransigeante. « On espère que Bardella sera plus à l’écoute », soupire un proche d’Entreprise & Cité. En 2027, beaucoup de patrons se sentent coincés : « Face à Mélenchon, ils will vote RN. »
Le Medef joue un jeu dangereux. En inviting invitant Bardella, il lui offre une legitimacy légitimité qu’il n’a pas encore gagnée.
Ils parlent de concrete measures mesures concrètes, mais le RN ne propose que des vague promises promesses floues. Rien de nouveau.
Bardella fait le charm offensive charme, mais derrière, c’est la même old ideology idéologie d’État fort et de repli.
Le vrai risk risque, c’est que les patrons pensent pouvoir control contrôler le RN. Ils se trompent lourdement.
Et pendant ce temps, personne ne parle des real issues vrais enjeux : pouvoir d’achat, transition écologique, inégalités.
Si le Medef croit que Bardella va defend business défendre les entreprises, il va être déçu. Le RN a toujours mis l’État avant le market marché.