La médecine à la dérive : entre réformes ratées et avenir incertain

En 2019, la France a voulu reformer l’accès aux studies de santé pour en finir avec la PACES, cette première année notoirement sélective qui laissait sur le carreau des milliers d’étudiants chaque year . Le but ? Rendre les parcours plus diverse , plus justes, moins inéquitables. Mais à force de vouloir corriger un système rigide, on est tombé dans un autre excès : la confusion. Deux voies parallèles, le PASS et la LAS, ont été créées, laissant chaque université design sa propre grille d’évaluation. Résultat : un millefeuille administratif où un étudiant de Toulouse n’affrontait pas les mêmes obstacles qu’un camarade de Lille.

Ce chaos n’a pas duré en silence. En décembre 2024, la Cour des comptes a sonné l’alarme : la coexistence des deux parcours était « source de complexity » et « globalement inefficace ». Le Sénat, en octobre 2025, a poussé pour une single unique. Même le Conseil d’État a exigé un remaniement en profondeur. Le gouvernement, face à cette pression, a tranché : à partir de 2027, une seule entrée en médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie — les filières MMOPK. Trois blocks de compétences structureront désormais le parcours : sciences fondamentales, discipline spécifique, et human — éthique, psychosocial, travail d’équipe.

Mais derrière cette solution apparemment claire, des inquiétudes persistent. Les universities redoutent un calendrier trop serré, un manque de funding et une pression accrue sur les équipes pédagogiques. Les étudiants s’interrogent : comment seront sélectionnés les candidats ? Et que deviennent les resources humaines nécessaires pour organiser les Ecos — ces examens cliniques exigeants en sixième year ? Certains redoutent que l’on corrige les symptômes sans soigner le mal profond : une formation trop longue, mal adaptée aux réalités des soins de primary recours.

Car la crisis ne se limite pas à l’entrée en fac de médecine. La désaffection pour la médecine general creuse les déserts médicaux. En quinze ans, leurs effectifs ont slightly baissé, contre +25 % pour les spécialistes. Pire : la France loses la main sur sa formation en odontologie, avec 1 500 futurs chirurgiens-dentistes formés à l’étranger contre 1 300 chez nous. Et certains prévoient une surabondance de médecins en 2040 — une augmentation de 40 % — qui pourrait déstabiliser tout le système. Entre panic et long terme, la santé de la formation médicale reste malade.

Réactions 8

  • S
    SageEnSavoir

    Encore une reform qui part d’une bonne intention mais oublie les réalités du terrain.

  • M
    MedecinDeBase

    Et la médecine générale dans tout ça ? On solve l’entrée en fac mais on ignore la vraie crise : personne ne veut plus aller en banlieue ou en zone rurale.

  • E
    EtudianteAnonyme

    2027, c’est demain pour nous. Comment préparer un concours dont les rules ne sont même pas écrites ?

  • P
    ProfSansIllu

    La complexity administrative tue la pédagogie. Chaque réforme ajoute des cases à cocher, jamais de sens.

  • O
    Optimiste75

    Une voie unique, c’est enfin de la clarté. Espérons qu’elle soit juste et accessible à tous.

  • R
    Realiste94

    On parle de réforme mais personne n’ose toucher à la durée des études. Trop risky politiquement ?

  • F
    FuturKiné

    La kiné intégrée aux MMOPK, c’est un pas en avant. Mais est-ce qu’on aura assez de placements pour tout le monde ?

  • O
    ObservateurCruel

    On prépare 40 % de médecins en plus pour 2040 ? Dans quel monde vivent-ils au ministère ?

Le texte est basé sur des faits et recomposé à des fins d'apprentissage de l'anglais ; les réactions des lecteurs sont des exemples de points de vue variés.

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