Bally Bagayoko (LFI), maire de Saint-Denis, élu président de Plaine Commune dans une ambiance tendue
Plaine Commune entre dans une nouvelle era ce mardi soir, alors que Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis et membre de La France Insoumise, est élu président de l’Établissement public territorial après un scrutin tendu. À 21 heures, il remporte 46 voix sur 80 dans une salle aux applaudissements charged , confirmant sa position dès le premier tour. Son geste de victoire, le poing levé comme un « coup KO », est répété sous les acclamations — un symbole fort d’une prise de pouvoir marquée par la tension.
Ce changement de direction survient à peine un mois après que Bagayoko ait détrôné le socialiste Mathieu Hanotin à la mairie de Saint-Denis. Désormais, il hérite de la tête d’un territoire stratégique regroupant huit communes de Seine-Saint-Denis, où les enjeux de governance , de unity et de représentation pèsent lourd. Sa victoire, bien que majoritaire, n’a pas été indolore : son principal adversaire, Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen, a lancé sa candidature à la dernière minute, récoltant 32 voix.
Avant le vote, l’assemblée a vécu des échanges vifs, oscillant entre huées et applaudissements. Bouamrane a qualifié la candidature de Bagayoko de « self-proclaimed » et dénoncé une « political dominance ». Il a proposé de retirer sa candidature si tous les maires se réunissaient pour construire une solution consensuelle — une idée soutenue par Dieunor Excellent, maire de Villetaneuse. Mais Bagayoko a rejeté ces critiques avec force, allant jusqu’à remettre en question « l’équilibre psychologique » de son rival.
« Ceux qui prétendent que je n’ai parlé à aucun maire sont des lâches », a-t-il lancé, firmly . Pour appuyer son argument, il a demandé aux maires présents de lever la main s’ils n’avaient pas été contactés. Aucune main ne s’est levée, un moment de clarity symbolique qui a renforcé sa légitimité. Plusieurs élues, notamment Sofia Boutrih, ont aussi souligné l’absence totale de femmes maires dans le territoire, appelant à une perfect parity au sein du bureau de l’EPT.
Le nouveau président est appuyé par une coalition hétérogène incluant Aly Diouara (LFI), Azzédine Taïbi (PCF), Mohamed Gnabaly (Les Écologistes) et Sofienne Karroumi (DVG), maires respectifs de La Courneuve, Stains, L’Île-Saint-Denis et Aubervilliers. Avec cette alliance fragile mais effective, Bally Bagayoko devra désormais transformer une victoire politique en concrete action , dans un contexte où chaque décision sera scrutée.
46 voix sur 80, ce n’est pas une majorité écrasante. La unity cohésion risque d’être compliquée avec autant de tensions dès l’élection.
Remettre en cause l’équilibre psychologique de son opposant ? Très classe, vraiment. Une political game stratégie politique basse, même si le résultat est là.
Personne n’a levé la main quand il a demandé qui n’avait pas été contacté. Ce moment de clarity clarté était puissant, je ne l’aurais pas vu venir.
On parle d’un territoire entier sans aucune femme maire. Le cri pour la parity parité est plus qu’un détail, c’est une urgence.
Le « coup KO » en poing levé… un peu théâtral, mais bon, en politique, il faut marquer les esprits. Le symbol symbole a du poids parfois.
Et maintenant ? Va-t-il traduire cette victory victoire en projets réels ou restera-t-il dans la posture ? La pressure pression va monter.