En Inde, l'impact du conflit au Moyen-Orient provoque un exode de travailleurs migrants

À New Delhi, la pressure monte dans les gares bondées. Des dizaines de milliers de travailleurs migrants quittent précipitamment les grandes villes, poussés par une crise énergétique directement liée au conflit au Moyen-Orient. Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz le 28 février, l’approvisionnement en gaz est gravement perturbé – une catastrophe pour un pays qui en importe 60 %.

Sans access au gaz, les petits commerces de restauration s’effondrent et le coût de la vie urbaine devient insoutenable. Kavita, arrivée à la gare de Nizamuddin avec un sac sur la tête, explique simplement : « Je n'ai pas de gaz. Ça me coûte 7 000 roupies, alors que mon salaire n'est que de 8 000. » Ce simple calcul de survie conduit des familles entières à renoncer à leur emploi et à repartir vers leurs villages.

Le phénomène dépasse Delhi. Dans tout le pays, une partie des 50 millions de migrants internes fait maintenant face à un choix impossible : rester sans income ou fuir vers des zones rurales où la sécurité alimentaire reste fragile. Les départs ont augmenté de 30 % en deux semaines à la gare d’Anand Vihar, reflétant une wider crise économique.

Ce reflux massif menace non seulement les chaînes d’approvisionnement urbaines, mais aussi la growth économique indienne, fortement dépendante de la main-d’œuvre migrante. Les entrepreneurs du secteur informel, qui représentent près de 80 % de l’emploi, sont parmi les plus touchés. La response du gouvernement tarde, alimentant l’anxiété et la perte de trust dans la gestion de la crise.

Commentaires 6

  • S
    Sarala89

    Et dire qu’il n’y a même pas un official pour organiser les départs. Tout le monde s’en va comme il peut.

  • R
    Rajiv_C

    Le real coût, c’est la perte de productivité. Ces travailleurs sont le moteur des villes.

  • D
    DelhiPari

    On savait que le Moyen-Orient était instable, mais personne n’a anticipé l’impact sur le quotidien ici.

  • M
    Mamouj

    Retourner au village, c’est une survival , pas une solution. Et bientôt, même là-bas, il n’y aura plus rien.

  • T
    TechNeha

    La market informelle s’effondre en silence. Où sont les aides ?

  • V
    VijayCorr

    Et pendant ce temps, les authorities discutent de diplomatie plutôt que de ravitaillement.